Le signalement des documents profitant d’un bon vent, nous découvrons aujourd’hui Le Discours de l’estat de paix et de guerre de N. Macchiavel, citoyen et secretaire de Florence.
Ce volume, issu de la traduction française de Jacques Gohory, Gaspard d’Auvergne et Jean Charrier, fut édité chez Pierre Guillemot à Paris en 1637.
Il contient :
- Le discours sur la Première Décade de Tite-Live ;
- L’Art de la Guerre, avec 8 planches dépliantes hors texte de stratégie militaire, présentant la disposition d’une compagnie ou d’un régiment en bataille ;
- Le Prince.
Le Prince, traduction française de l’ouvrage Il Principe ou De Principatibus, est un traité politique écrit au début du XVIe siècle par Nicolas Machiavel, homme politique et écrivain florentin, qui montre comment devenir prince et le rester, en analysant des exemples de l’histoire antique et de l’histoire italienne de l’époque.
En qualité d’ancien fonctionnaire de la république de Florence, notamment comme légat auprès des puissances étrangères européennes, mais aussi en tant qu’homme de basse condition, Macchiavel exposa sa connaissance des actions des hommes célèbres…
Selon lui, au XVIe siècle, : « Il faut être prince pour bien connaître la nature et le caractère du peuple, et être du peuple pour bien connaître les princes ».
L’ouvrage aurait été écrit entre juillet et décembre 1513, avec quelques ajouts postérieurs, comme la dédicace à Laurent II de Médicis, faite entre 1515 et 1516. Il fut imprimé pour la première fois en 1532, après la mort de Nicolas Machiavel (1527).
Puisque l’ouvrage ne donnait pas de conseil moral aux princes, à l’image des traités classiques adressés aux rois, et qu’il conseillait au contraire, dans certains cas, des actions contraires aux bonnes mœurs, il fut souvent accusé d’immoralisme.
Pour Nicolas Macchiavel, un souverain ne devait pas se préoccuper de morale afin de conserver le pouvoir, il devait mobiliser tous les moyens à sa disposition, même les plus condamnables.
Bien que souvent blâmé, l’ouvrage a connu cependant une grande postérité. Il fut loué et analysé par de nombreux penseurs dont Michel de Montaigne, Francis Bacon, Baruch Spinoza, Jean-Jacques Rousseau, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Antonio Gramsci et Louis Althusser.
À ce jour, 2 000 notices signalent des ouvrages publiés entre 1501 et 1982. Elle sont consultables dans le catalogue collectif national Sudoc et sur ce portail Clade.
Le cap est mis sur la 2 500ème notice…