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Au détour du considérable chantier de signalement des collections documentaires imprimées de la bibliothèque de l’ancienne École de médecine navale, nous découvrons L’histoire naturelle éclaircie dans une de ses parties principales, la conchyliologie, qui traite des coquillages de mer, de riviere et de terre ; ouvrage dans lequel on trouve une nouvelle méthode Latine & Françoise de les diviser ; augmenté de la zoomorphose, ou représentation des animaux a coquilles, avec leurs explications. Nouvelle édition enrichie de figures dessinées d’après nature.

La Conchyliologie de Dezallier d’Argenville est sans doute l’un des ouvrages les plus célèbres sur l’étude des coquillages et témoigne, peu de temps après la publication par Edmé-François Gersaint du Catalogue raisonné des coquilles, paru en 1736, de l’énorme vogue de l’histoire naturelle chez les amateurs éclairés du siècle des Lumières, dans l’Europe du XVIIIe siècle.

Son auteur, Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville (1680-1765) est surtout connu pour sa collaboration à l’Encyclopédie avec des articles sur le jardinage et la conchyliologie qu’il a rendu célèbre…

La première édition parut anonymement en 1742 avec une première partie sur la lithologie. La deuxième édition, présentée ici, parut en 1757 avec un titre, légèrement modifié ne mentionnant plus la lithologie : L’histoire naturelle éclaircie dans une de ses parties principales, la conchyliologie, qui traite des coquillages de mer, de riviere et de terre… Dans un ouvrage en deux parties, elle traite des coquillages marins, dulçaquicoles et terrestres, sous le nom de conchyliologie, puis de zoomorphose. S’y ajoutent mais ne figurant pas dans tous les exemplaires, un appendice et trois nouvelles planches qui représentent des coquillages rares.

De plus, au chapitre 10, Antoine-Joseph Dezallier décrivit les plus fameux cabinets d’Europe traitant d’histoire naturelle. Ainsi, dans cette édition de 1742, il dénombra 17 cabinets d’histoire naturelle à Paris puis 20 dans l’édition de 1757. Preuve supplémentaire de cet engouement naturaliste, il convient de préciser que 50 furent énumérés, 10 ans plus tard dans la Conchyliologie nouvelle et portative puis 135 dans l’édition de 1780 d’après Krzysztof Pomian.

L’ouvrage connaîtra un immense succès, en grande partie dû à la qualité des planches. Il bénéficia également des talents de François Boucher, auteur du dessin préparatoire pour le frontispice, gravé par le non moins célèbre Pierre Quentin Chedel.

Un exemplaire de l’ouvrage, conservé à la bibliothèque de l’Arsenal (Paris), fut numérisé ; il est consultable ici.

À ce jour, 2 500 notices signalent des ouvrages publiés entre 1501 et 1982. Elles sont consultables dans le catalogue collectif national Sudoc et sur ce portail documentaire Clade et l’aventure continue vers la 3 000e notice…

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