défilé des fêtes de la victoire
Doc. numérique

La Gloire et le Deuil. Du souvenir du soldat à la mémoire du combattant, 1919-1939

La Gloire et le Deuil. Du souvenir du soldat à la mémoire du combattant, 1919-1939
Lundi 14 octobre 2019
  • Publique
La Gloire et le Deuil, ou le Janus de la victoire Au soulagement de l’armistice s’ajoute la joie de la victoire, acquise au prix de millions de morts. Malgré les destructions, les pertes et un deuil de masse inégalé, un sentiment de liesse emporte les Français dans les mois qui suivent l’armistice. Les fêtes de la Victoire, le 14 juillet 1919, sont un véritable triomphe à la France en armes. Mais le deuil baigne aussi la vie publique. L’inhumation du Soldat inconnu en 1920, puis l’érection des monuments aux morts et des grandes nécropoles font peser sur la société le poids d’une dette qu’elle a contractée avec ses morts, entre hommage et sacralisation. L’ancien combattant, figure sociale et politique Les anciens combattants, souvent jeunes, occupent de façon inédite un espace public où certains peinent à trouver leur place. D’autres jouissent d’un prestige nourri de l’aura du sacrifice et de la victoire, alors que l’on instaure un droit à réparation. La France cherche-t-elle à compenser, au-delà de la reconnaissance, le martyr de ses soldats ? Ces derniers oscillent de l’engagement au refus du parlementarisme, représentant une force nouvelle dans le paysage politique. La multiplication d’associations d’anciens combattants structure le champ social et mémoriel, et contribue à ancrer la figure de l’ancien combattant, parfois jusqu’à l’excès, dans une société en pleine évolution. Indissociables de la période, gloire et deuil se répondent, dans un dialogue des mémoires qui dessine celle de la Grande Guerre. Comment les concilier et faire de cette dualité ambivalente, d’une ampleur inédite, un moyen de « sortir de la guerre » ? C’est ce que cette exposition interroge.
SHD
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