Article
Montagne, un univers en partage (La) [[periodique]] / Renaud Richebé
Titre(s)
- Montagne, un univers en partage (La) [[periodique]] / Renaud Richebé
Ensemble
- Express (L') 3906S
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 13/05/26
Description matérielle
- pp.1-12
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 11
Résumé ou extrait
- Le tourisme montagnard d'été en France connaît une croissance exceptionnelle, stimulée par l'instabilité internationale et le réchauffement climatique. Depuis la pandémie de Covid, le taux d'occupation des hébergements a progressé de 5,5 % en juillet-août 2025 par rapport à 2024 et la satisfaction atteint 96 %. Les nuitées estivales dépassent celles hivernales dans les Hautes-Pyrénées, et les stations d'altitude enregistrent une hausse notable, 30 % pour l'Alpe-d'Huez, 42 % pour Val-d'Isère et Flaine entre 2019 et 2025. Cette expansion attire de nombreux néopratiquants, ce qui nécessite un apprentissage accru des codes du milieu naturel et des pratiques responsables : les secours en montagne, traditionnellement gratuits, deviennent un gouffre financier avec un coût de plus de 100 millions d'euros à la collectivité en 2024, soit 10780 euros par opération. La Cour des comptes recommande désormais de facturer ces interventions. Les zones protégées, parcs et réserves multiplient les initiatives de prévention, avec chartes, conseils numériques, formations et équipements didactiques (BD, kits, cartes, sites web) pour sensibiliser visiteurs et locaux aux bonnes pratiques d'altitude, de cohabitation avec les troupeaux et de respect de l'environnement. Les stations innovent par des chemins balisés, des parcours pédagogiques, des documents explicatifs et dispositifs numériques de géolocalisation du bétail. Éleveurs et médiateurs pastoraux participent activement à la transmission des valeurs d'entraide et de partage. Parallèlement, le développement d'activités outdoor, du trek à la randonnée, du VTT aux sports aquatiques, fait évoluer l'offre touristique, générant des évolutions économiques majeures, comme à Piau-Engaly, dont les investissements (40 millions d'euros depuis 2016) ont permis de multiplier les nuitées estivales (75 000 en 2019, 116 000 en 2025). Les refuges et bivouacs en altitude nécessitent une réservation stricte et des aménagements réglementés pour réduire les impacts environnementaux, avec des aires réservées, toilettes sèches, barbecues, et limites d’accès dans les réserves naturelles. Les guides proposent des immersions variées, du parcours alpinisme (Vignemale, Meije, Pralognan-la-Vanoise, Saint-Gervais) à l’encadrement débutant via des stages, en passant par des aventures tout-terrain dans les grandes stations. Les compétitions de trail et leurs retombées économiques (11 millions d'euros pour le marathon du Mont-Blanc) s’accompagnent de mesures pour limiter leurs impacts écologiques, telles que la validation des parcours par l’ONF, des interdictions de bâtons, et des obligations de transport public pour les participants. Enfin, l’article explore les offres en Suisse (Chemin des Bisses, patrimoine hydraulique, 60 000 km de sentiers balisés, plongée lacustre, réserves naturelles), et en Espagne, où le Val d’Aran présente une enclave pyrénéenne unique, avec une langue propre, une histoire singulière et une importante offre touristique autour de Baqueira-Beret et du massif des Encantats....
Sujet - Nom commun
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