Monographie

Blasons anatomiques du corps féminin et contreblasons

  • Texte
  • sans médiation
  • Blasons anatomiques du corps féminin et contreblasons
  • Contreblasons
  • Paris : Flammarion, DL 2016
  • (45-Malesherbes; Maury impr.)
  • 1 vol. (291 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 18 cm
  • GF 1575
  • 978-2-08-133024-5
  • 9782081330245
  • G.F. 0768-0465 1575
  • 841.308 23
  • Bibliogr. p. [271]-287. Chronologie
  • Il a suffi d’un seul poème de Clément Marot, composé en 1535 « sur le tétin d’une humble demoiselle », pour faire du blason anatomique du corps féminin un phénomène de mode sans précédent. De nombreux poètes, souvent proches de la cour de François Ier et des milieux humanistes lyonnais, en premier lieu M. Scève, vont faire de cette dissection mentale une activité prisée, à laquelle le roi, lui-même, a sans doute participé. D’où l’existence d’une production aussi variée, où se côtoient raffinement chaste et spiritualisé (cheveux, front, œil, sourcil, main), érotisme mignard (joue, gorge, tétin, ventre, cuisse) ou bien obscénité satirique (cul, con et pet). D’abord collectés par Marot lui-même, ils sont mis en recueil dès 1536, mais c’est en 1543 qu’ils connaissent leur plus fameuse réalisation éditoriale avec le volume illustré publié par C. Langelier, qui réunit pour la première fois les blasons et leurs pendants satiriques, les contreblasons. On assiste là, au moment de l’émergence du marché du livre, à l’avènement d’un des premiers grands recueils collectifs de l’histoire de la poésie d’expression française, dont l’influence se ressent encore aujourd’hui. C’est ce recueil, agrémenté de nombreux autres blasons anatomiques rarement mise au jour, comme ceux de M. de Saint-Gelais, Bonaventure des Périers ou J. Peletier du Mans, qu’on trouvera dans ce volume richement annoté. [4e de couv.]
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