Article
Covid long : des chercheurs défendent la piste du cerveau [[periodique]] / Victor Garcia
Titre(s)
- Covid long : des chercheurs défendent la piste du cerveau [[periodique]] / Victor Garcia
Ensemble
- Express (L') 3906
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 13/05/26
Description matérielle
- pp.70-72
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 3
Résumé ou extrait
- À Paris, un colloque du consortium européen Long Covid EU Project a été violemment perturbé par des militants de patients opposés aux recherches explorant les mécanismes cérébraux du Covid long, perçues par eux comme une psychologisation d’une maladie pourtant reconnue par les chercheurs comme réelle et invalidante. Les scientifiques ont présenté les résultats de quatre années de travaux financés à hauteur de 8,5 millions d’euros, dont 85 % consacrés à des investigations biomécanistiques. Leur conclusion est qu’aucune preuve solide ne permet de soutenir l’existence d’une maladie biologique permanente commune à tous les patients : aucun biomarqueur sanguin fiable n’a été identifié, pas de preuve robuste de « microcaillots », ni de modification spécifique du microbiote, ni d’infection virale persistante, ni de pathologie auto-immune distincte.Le consortium défend l’hypothèse qu’après l’infection initiale par le Sars-CoV-2, le cerveau de certains patients reste bloqué en « mode défense », entretenant des symptômes bien réels comme la fatigue, le brouillard cognitif, les douleurs ou la gêne respiratoire. Cette lecture est notamment appuyée par les données de la cohorte Constances, qui suit 200 000 adultes et montre que l’anxiété et la dépression mesurées au début de la pandémie sont des facteurs prédictifs du Covid long, sans signifier que les symptômes soient imaginaires.Sur le plan thérapeutique, les approches les mieux étayées restent non médicamenteuses. Une synthèse systématique portant sur 24 essais randomisés et 3 695 patients conclut que les thérapies cognitivo-comportementales et la réadaptation combinée physique et mentale sont les seules interventions disposant d’un niveau de preuve modéré. Aucun médicament spécifique n’est approuvé dans le monde, et deux essais cliniques sur le Paxlovid ont échoué. Selon Helena Liira, environ un tiers des patients se rétablissent complètement après 12 mois, un autre tiers s’améliore, et près de 90 % récupèrent après quelques années. Le texte souligne enfin que des syndromes post-infectieux comparables ont été décrits après au moins une vingtaine d’infections différentes, ce qui replace le Covid long dans un ensemble plus large de symptômes physiques persistants. Six ans après le début de la pandémie, aucune réponse définitive n’est encore arrêtée....
Sujet - Nom commun
- Covid-19 -- Complications -- Maladies neurologiques
- Covid-19 -- Recherche -- France
Lien copié.
Build V.5.2.2 - 2ecb916194 (29/04/2026 07:35:08)