Monographie

Une poignée de misérables : l'épuration de la société française après la Seconde Guerre mondiale / sous la direction de Marc Olivier Baruch

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • Une poignée de misérables : l'épuration de la société française après la Seconde Guerre mondiale / sous la direction de Marc Olivier Baruch
  • [Paris] : Fayard, DL 2003
  • 1 vol. (612 p.) : ill. en noir, tabl. ; 24 cm
  • Pour une histoire du XXe siècle
  • 2-213-61529-2
  • 978-2-213-61529-5
  • 9782213615295
  • Pour une histoire du XXe siècle 1152-2402
  • 320.944 21
  • 944.082 22
  • Autre(s) tirage(s) : 2005, tirage à la demande 2018
  • Bibliogr. p. [583]-588. Notes bibliogr. en bas de pages. Index
  • Contient en annexes : Ordonnance du 26 juin 1944 relative à la répression des faits de collaboration (JO du 6 juillet 1944) ; Ordonnance du 27 juin 1944 relative à l’épuration administrative sur le territoire de la France métropolitaine (JO du 6 juillet 1944) ; Ordonnance du 16 octobre 1944 sur l’épuration des entreprises (JO du 17 octobre 1944) ; Ordonnance du 18 octobre 1944 tendant à confisquer les profits illicites (JO du 19 octobre 1944) ; Ordonnance du 26 décembre 1944 portant modification et codification des textes relatifs à l’indignité nationale (JO du 27 décembre 1944)
  • Dans un discours prononcé le 14 octobre 1944 à la radio, le général de Gaulle estima que seule "une poignée de misérables et d'indignes, dont l'État fait et fera justice", avaient collaboré avec les Allemands. L'épuration, nécessaire pour rebâtir la France sur des bases saines, serait en conséquence rapide et ciblée. Cinq ans plus tard, on était loin du compte. Nombre de tribunaux chargés de la répression pénale de la collaboration restaient en activité et l'épuration économique, pour ne prendre qu'un seul exemple, arrivait tout juste à son terme. Au total, près de 350 000 personnes avaient été mises en cause, et aucune branche professionnelle n'était restée à l'écart de l'épuration. Celle-ci était bien un phénomène social d'ensemble. Aucune étude n'avait, jusqu'à présent, étudié en détail l'épuration des professions dans toute sa diversité. En passant au crible dix professions ? avocats, médecins, magistrats, préfets, écrivains, hommes de théâtre, parlementaires, cadres et patrons d'industrie, universitaires, officiers ? et en revenant sur quelques-uns des aspects les moins connus de la répression pénale, ce livre confirme que l'épuration fut à la fois massive et approfondie, même si les critères alors mis en oeuvre furent différents de ceux à l'aune desquels notre époque entend réexaminer ce passé. Très vite pourtant, avant même que des mesures de grâce ou d'amnistie aient facilité la réinsertion des collaborateurs, petits ou grands, dans la vie sociale, l'épuration laissa derrière elle un sentiment diffus d'insatisfaction. Sans doute parce qu'elle n'avait pas clairement défini ses objectifs : s'agissait-il simplement de chasser ? provisoirement ? quelques mauvais bergers ou, ambition plus vaste, d'ouvrir la voie à une rénovation effective de la société française ? Pour tenter de répondre, ce livre, dont les auteurs comptent parmi les meilleurs spécialistes de l'histoire politique et sociale de l'Occupation, parcourt tout un domaine encore mal connu de l'histoire de la France de la Libération et de l'après-guerre.
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