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Eset, l'antivirus européen qui défie la Chine et la Russie [[periodique]] / Aurore Gayte
Titre(s)
- Eset, l'antivirus européen qui défie la Chine et la Russie [[periodique]] / Aurore Gayte
Ensemble
- Express (L') 3909
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 04/06/26
Description matérielle
- pp.62-63
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 2
Résumé ou extrait
- Fondée officiellement en 1992 à Bratislava, après des travaux clandestins commencés en 1987 sous le régime communiste tchécoslovaque, Eset est devenue l'un des premiers vendeurs européens d'antivirus, puis le n°1 européen de la cybersécurité antivirus, tout en entrant dans le top 10 mondial. Son logiciel Nod32, lancé en 1998, a contribué à bâtir une croissance restée positive chaque année, autour de 10 %. Après 730 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, l'entreprise vise 800 millions en 2026. Elle affichait une marge nette de 14 % en 2024 et comptait 2 400 salariés.Depuis Bratislava, Eset surveille plus de 1 milliard de points d'entrée pour environ 500 000 entreprises dans une centaine de pays grâce aux données de télémétrie remontées par ses logiciels. Cette capacité lui donne une visibilité rare sur les menaces mondiales. Le groupe a repéré des groupes proches de la Chine au Venezuela ainsi que des traces d'attaquants présumés chinois dans les réseaux du gouvernement syrien. Il s'est aussi spécialisé dans les opérations russes en Europe de l'Est, avec la découverte d'Industroyer après la panne électrique de Kiev en décembre 2016, l'identification de la source de NotPetya en 2017 et l'observation plus récente de DynoWiper visant le secteur énergétique polonais.Très présent en Ukraine, Eset fournit des licences gratuites et des remises au gouvernement selon LetsData. L'entreprise a cessé de travailler avec l'administration russe dès 2016, puis s'est retirée complètement de Russie au début de la guerre en 2022. Or elle y occupait la 2e place du marché, pour une perte estimée à 14 millions d'euros par an.Eset reste solide sur le marché grand public, qui représente 30 % de son chiffre d'affaires. Le groupe revendique la 4e place mondiale sur ce segment et la 5e en Amérique du Nord. Mais l'essor de l'IA rebat les cartes en rendant le phishing plus crédible et la détection des failles plus rapide. Pour rester compétitif face à SentinelOne, CrowdStrike ou Microsoft, Eset a annoncé un investissement de 40 millions d'euros afin de renforcer sa R&D et de développer des modèles d'IA dédiés à la cybersécurité....
Sujet - Nom commun
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