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Pourquoi le choc pétrolier ne s'est pas (encore) produit [[periodique]] / Jason Douglas
Titre(s)
- Pourquoi le choc pétrolier ne s'est pas (encore) produit [[periodique]] / Jason Douglas
Ensemble
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 28/05/26
Description matérielle
- pp.36-37
ISSN
- 1154-516X
Note sur la description matérielle
- 2
Résumé ou extrait
- La fermeture du détroit d'Ormuz a retiré près de 13 millions de barils de pétrole par jour du marché mondial et fait bondir le prix du brent de plus de 50 %, sans provoquer pour l'instant le choc récessif redouté. Les grandes économies encaissent mieux la crise que lors des chocs des années 1970, 1990 ou de 2022 grâce à plusieurs amortisseurs : réserves stratégiques importantes, politiques publiques pour contenir les prix, moindre pression inflationniste domestique et amélioration continue de l'efficacité énergétique. Depuis 2000, l'énergie nécessaire pour produire 1 dollar de PIB réel a reculé d'environ un tiers aux États-Unis et en Europe, et de 40 % en Chine. Le FMI table ainsi sur une croissance mondiale de 3,1 % cette année, contre 3,4 % en 2025, à condition que les flux pétroliers reprennent avant la fin du premier semestre. En revanche, si le détroit restait fermé jusqu'à l'an prochain, la croissance pourrait tomber autour de 2 %. Les pays pauvres souffrent déjà davantage, faute de réserves et d'appui budgétaire, avec des coupures de courant, des fermetures d'usines et une facture énergétique alourdie. En Asie, le boom de l'IA soutient les exportations de puces et d'équipements, ce qui compense partiellement le choc. La meilleure résilience tient aussi à la transformation structurelle des économies, plus tournées vers les services et les renouvelables, ainsi qu'aux gains d'efficacité réalisés par les entreprises depuis la crise de 2022....
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