Article
Ministre dans la tempête d'Ormuz (Un) [[periodique]] / Thibault Marotte
Titre(s)
- Ministre dans la tempête d'Ormuz (Un) [[periodique]] / Thibault Marotte
Ensemble
- Express (L') 3910
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 11/06/26
Description matérielle
- pp.56-59
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 4
Résumé ou extrait
- Nommé ministre de l'Economie le 5 octobre 2025, Roland Lescure a vu la fin du quinquennat basculer dans une crise géopolitique majeure après les frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février 2026 et le blocage du détroit d'Ormuz. Alors que le budget 2026 venait à peine d'être adopté par 49.3 avec un mois de retard puis promulgué le 19 février, Bercy a immédiatement mis en place une cellule de crise, mobilisé le Trésor et activé ses relais internationaux pour suivre les marchés, coordonner les administrations et dialoguer avec les entreprises. Le 2 mars, le ministère réunit en visioconférence une cinquantaine d'organisations patronales et de fédérations professionnelles afin de faire remonter les tensions du terrain. En parallèle, Lescure échange avec le FMI, la Banque mondiale, la Commission européenne et l'Agence internationale de l'énergie. Son initiative auprès du G7 conduit le 11 mars à un accord historique: les 32 membres de l'AIE débloquent 400 millions de barils de pétrole, ce qui apaise temporairement les marchés.Bercy avait d'abord parié sur une crise d'une dizaine de jours, mais le bombardement par l'Iran d'un site gazier majeur au Qatar le 18 mars change la perspective: la reconstruction doit prendre plusieurs années. Le 24 mars, Roland Lescure parle d'un « nouveau choc pétrolier » avant de nuancer ses propos, pris entre nécessité de transparence et volonté politique d'éviter la panique. L'article souligne surtout l'étroitesse des marges de manœuvre françaises: finances publiques dégradées, impossibilité de relancer un « quoi qu'il en coûte », flambée des prix à la pompe, critiques des entreprises sur la lenteur des aides et sur le gel des allègements de cotisations patronales.A la mi-avril, le ministre se rend aux assemblées du FMI et de la Banque mondiale aux Etats-Unis, rencontre les grands acteurs de Wall Street et constate que, malgré un déficit public de 5,1 % du PIB en 2025, la France conserve des atouts aux yeux des investisseurs, notamment son mix énergétique et Mistral AI. Enfin, lors du G7 Finances des 18 et 19 mai à Paris, organisé à Bercy dans un contexte diplomatique très tendu, il joue un rôle de médiateur entre Européens et Américains. La déclaration finale reste prudente, mais Lescure parvient à maintenir le dialogue multilatéral dans un environnement d'incertitude économique et énergétique extrême....
Sujet - Nom commun
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