Monographie
Jacques Dupin
Titre(s)
- Jacques Dupin
Editeur, producteur
- Paris : Europe, DL 2012
Description matérielle
- 1 vol. (404 p.) : ill., couv. ill. ; 21 cm
Collection
- Revue europe 998-999 0014-2751
ISBN
- 978-2-35150-049-1
Appartient à la collection
- Revue europe 998-999 0014-2751
Classification décimale Dewey
- 841
Note(s)
- Notes bibliogr.
Note sur le contenu
- L’œuvre intègre de Jacques Dupin / Jean-Claude MATHIEU. - Comme un frère / Paul AUSTER. - La Mèche / Jacques DUPIN. - Amuse-gueule / Jacques DUPIN. - Portrait induit avec apparitions du poète / Marcel COHEN. - L'acte d’écrire : Matières du poème / Dominique VIART. - La langue, écorchée, vive / Jean-Claude MATHIEU. - La justice du vers / Mathieu BÉNÉZET. - Trucs / Nicolas PESQUÈS. - L’univers sonore / Michèle FINCK. - L’oreille romane de Jacques Dupin / Patrick QUILLIER. - Croix de bois / Valéry HUGOTTE. - Heureusement il y a la neige / Jean MAISON. - Le fil des livres : Jacques Dupin ou l’incandescence de l’image / Piero BIGONGIARI. - Aux ordres de la nuit / Arnau PONS. - Le Soleil substitué / Jacques DUPIN. - Une lecture du « Soleil substitué ». / Jean BOLLACK. - Le poème du Dehors / Michèle COHEN-HALIMI. - Le théâtre de Jacques Dupin / Francis COHEN. - La stèle sans témoin de Contumace / Jean-Patrice COURTOIS. - Tenir. Jacques Dupin / Ludwig Wittgenstein, parallèles / Christian CAVAILLÉ. - L'espace de la peinture : Mes années Téhéran / Alain VEINSTEIN. - « Une solitude à deux » — Dupin avec Giacometti / Rémi LABRUSSE. - Miró pris au mot / Jean FRÉMON. - Dans l'amitié des poètes : Votre envers / Esther TELLERMANN. - Le serment du Jeu de paume / John ASHBERY. - Le mot-montagne / François ZÉNONE. - Hanches / Emmanuel LAUGIER. - Tablette 116 / Franck André JAMME
Résumé ou extrait
- Né en 1927, Jacques Dupin est l’auteur d’une œuvre qui se détache au premier plan de la poésie contemporaine. Pour sa génération, dont les débuts ont coïncidé avec les lendemains de la Libération, les images de la guerre avaient laissé des marques ineffaçables : parmi les débris et les éclats d’un monde qui n’avait plus de centre, la langue semblait elle aussi pulvérisée, violemment. Des poètes s’écartèrent alors de la toute-puissance accordée naguère à l’imaginaire. Ils se tinrent en retrait des grands élans avec leurs risques d’idéalisme. Une soif de réalités, à toucher, à nommer, animait la plupart. Les uns voulaient « baisser le ton », partir du plus bas pour ramener la poésie vers un réel plus concrètement palpable, d’autres décapaient la langue pour « griffer la réalité ». L’œuvre de Dupin s’ouvrit en ces années-là. Sa force s’imposa dès l’abord, intransigeante et âpre, sauvage même. Les mots inaltérés de Jacques Dupin partent d’une exigence irréductible de mise à nu de la langue et de soi, à force de brisures et de meurtrissures. Car l’intégrité commande de « se jeter contre » le mur du dehors, l’opacité du dedans, en se connaissant vulnérable, et déchiré. Pour Jacques Dupin, chez qui la langue est éprouvée comme un mouvement perpétuel, la force critique de la poésie est de briser le masque d’une immobilité illusoire du présent pour rendre les choses à leur devenir. La poésie, dit Dupin, c’est une recherche « de l’être dans le monde et de l’autre dans la langue ». C’est sous ce signe que se situe, ici même, la rencontre avec ce poète intègre et fraternel qui aura su, aussi, pénétrer au plus vif des œuvres d’artistes qui furent ses amis, de Juan Miró à Alberto Giacometti. [4e couv.]
Sujet(s)
Sujet - Nom commun
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