Monographie
Les Panzers Normandie 1944 : les unités de chars allemands dans la bataille de Normandie
Titre(s)
- Les Panzers Normandie 1944 : les unités de chars allemands dans la bataille de Normandie
Auteur(s)
Editeur, producteur
- Heimdal, 1981
Classification décimale Dewey
- 940.542
Résumé ou extrait
- Éric Lefèvre est journaliste et historien militaire, avec une préférence marquée pour le XXe siècle. Spécialiste de la Seconde Guerre Mondiale et des Français engagés dans l'armée allemande. Il fut aussi pendant dix ans le documentaliste de l'écrivain Jean Mabire (1927-2006), un de ses amis les plus fidèles et son collaborateur sur plusieurs livres. La Panzer Lehr Division (en français Division blindée d'instruction), est une division blindée allemande de la Seconde Guerre mondiale. Sous le commandement du général Fritz Bayerlein, elle combattit en Normandie mais fut quasiment décimée par le « tapis de bombes » précédant l'opération Cobra lancée par les Alliés fin juillet 1944. Reformée, elle prit part à l'offensive des Ardennes où elle subit à nouveau de lourdes pertes, avant de disparaître dans la poche de la Ruhr en avril 1945. Dans la nuit du 5 au 6 juin, son commandant, le général Bayerlein, à l'annonce des premiers bombardements et lâchers de parachutistes, veut faire route vers la côte normande mais l'état-major allemand refuse. De plus, des chars Tigre et Panther de la division sont en cours de chargement sur des trains pour être envoyés en Pologne1. Le temps du contre-ordre et de l'accord de l'état-major, la division ne commence à quitter Le Mans qu'en fin d'après-midi du 6 juin. Bien que divisée en 5 colonnes empruntant des itinéraires différents, elle subit ses premières pertes sous l'attaque de l'aviation alliée. Rommel demande à Bayerlein le 9 juin de reprendre Bayeux et l'axe de la N13 mais la division allemande ne réussit pas1. Le 13 juin, elle est même sauvée de l'encerclement par le bataillon de chars Tigre de Wittmann1 lors de la bataille de Villers-Bocage. Elle va ensuite mener une guerre de position entre Tilly-sur-Seulles et Lingèvres1. Mais les pertes commencent à être conséquentes : 2972 hommes et 50 panzer pour le seul mois de juin1. Relevée par la 272e division d'infanterie, début juillet, la Panzer-Lehr est alors redéployée dans le secteur de Saint-Lô face aux Américains. Elle lance une contre-attaque vers Le Dézert mais qui est rapidement arrêtée par les Américains et le peu de terrain gagné est perdu1. Elle revient alors à une position et une tactique strictement défensive au nord-ouest de Saint-Lô. Le 24 et 25 juillet, la Panzer-Lehr se trouve dans l'étroite zone choisie par les Alliés pour un bombardement aérien massif (« tapis de bombes ») précédant l'opération Cobra lancée par les Alliés et qui allait conduire à la percée d'Avranches. La division subit d'énormes pertes, une grande partie est détruite par les 6 000 tonnes de bombes larguées par l'aviation stratégique américaine. « Tout le coin ressemblait à un paysage lunaire, tout était calciné et ravagé. Il était impossible d'y déployer des véhicules ou de récupérer ceux qui avaient été endommagés. Les survivants avaient sombré dans la folie. Ils n'étaient plus bons à rien. Je ne pense pas que l'enfer soit pire que ce nous ayons vécu. » — Général Bayerlein3. Quelques Panzergrenadiere et quelques chars résistent le premier jour de l'offensive mais, dès le lendemain, l'unité s'effondre et, du fait de la progression rapide des Américains, des blindés en réparation et la logistique arrière de la division doivent être abandonnés1. Au 1er août, la division ne compte plus que 33 panzers en état de marche1. Seule une petite Kampfgruppe reste sur le front normand et les restes de la division sont évacués sur Fontainebleau1. La division aura perdu plus de 7 400 hommes en Normandie1.
Sujet(s)
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