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Plombémies élevées chez les militaires exposés en stand de tir fermé : caractérisation des structures les plus à risques / Loïc Bénéfice ; sous la direction d'Emeric Romary
Type de contenu
- Texte
Type de médiation
- b
Type de support
- Ressource dématérialisée
Titre(s)
- Plombémies élevées chez les militaires exposés en stand de tir fermé : caractérisation des structures les plus à risques / Loïc Bénéfice ; sous la direction d'Emeric Romary
Auteur(s)
Autre(s) auteur(s)
Production
- 2021
Note sur le titre et les responsabilités
- Titre provenant de l'écran-titre
Note sur la description matérielle
- L'impression du fichier génère 89 pages
Note de thèses et écrits académiques
- Thèse d'exercice Médecine. Médecine générale Aix-Marseille 2021
- Mémoire de DES Médecine. Médecine générale Aix-Marseille 2021
Résumé ou extrait
- Introduction : L’Organisation Mondiale de la Santé classe le plomb parmi les dix produits chimiques gravement préoccupants pour la santé publique. En milieu professionnel, le risque d’exposition est encadré par des valeurs limites contraignantes que sont la valeur limite biologique (VLB) et la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP). L’utilisation d’un stand de tir expose à de nombreuses poussières, notamment de plomb, lors de la mise à feu. Cette problématique est d’autant plus forte en milieu militaire en raison de parcours dynamiques à l’intérieur des stands imposés par le contexte opérationnel. Cette surexposition des militaires nous invite à nous interroger sur l’importance des contaminations au plomb dans nos armées. De plus, l’évaluation du risque d’ex position dans les structures de tir nous semble incomplète puisqu’elle repose seulement sur le respect d’une concentration atmosphérique réglementaire (VLEP), sans prendre en compte l’environnement du travailleur qui a un impact direct sur l’absorption digestive. Ces observations nous ont amené à rechercher si certaines spécificités des stands (longueur, type de sol, de butte ou de ventilation), qui caractérisent l’environnement du permanent, peuvent être associées à des plombémies élevées. Méthode : D e janvier 2018 à mai 2020, nous avons effectué un relevé rétrospectif des plombémies des permanents des stands d e tir en Franc e métropolitaine . Nous en avons ré alis é une description transversal e pour ensuit e les confronter à l a VLB du plomb. Les caractéristiques des stands ont été récupérées auprès du Service d’Infrastructure de la Défense (SID ) ou directement auprès de chaque cellule tir. Ces données ont été analysées en association aux plombémies pour savoir si certaines étaient plus associées à des plombémies élevées. Nous avons fixé un seuil définissant un e « plombémie élevée » à 100 μg/L. Résultats : Pour le recueil de données, 78 antennes médicales réparties sur 13 CMA 1 ont été interrogées. Sur les 182 plombémies relevées, 174 ont été incluses dans l’analyse descriptive. Parmi les plombémies incluses, 4,6 % étaient supérieures à la VLB et environ 17 % supérieures à 100 μg/L. L’analyse comparative retrouve une association significative entre « plombémie élevée » (>100 μg/L) et butte en sable (p<0.001) ou sol en sable (p<0.001). Les résultats suggèrent également une association entre « plombémie élevée » et stand de 200 m, avec une association non significative. Discussion : L’analyse transversale confirme que le plomb reste un problème de santé de nos permanents. L’analyse comparative révèle la supériorité des nouveaux matériaux synthétiques pour la diminution du risque d’intoxication. Les résultats suggèrent également sans pouvoir l’affirmer que les stands de 200 m sont plus à risque, probablement en lien avec le développement du tir dynamique et donc l’évolution du tireur dans le tunnel. La difficulté de ventilation induite par une taille de stand supérieure peut provoquer un risque majoré de flux anarchique des nuages toxiques et donc l’exposition de nos militaires. La déclaration obligatoire sur OSEA 2 des cas de plombémies supérieures à la VLB, la formalisation d’outils partagés entre commandement et médecin de prévention ou la sensibilisation sur l’importance des visites de postes sont des pistes d’amélioration pour limiter le risque d’exposition. L’utilisation de la plombémie cumulée ou d’une valeur pondérée de la plombémie en début et en fin d’affectation pourrait également permettre de mieux caractériser le risque d’une structure et d’améliorer le suivi médical du personnel. Enfin, les stands, vétustes pour la plupart, doivent progressivement intégrer les nouveaux matériaux synthétiques et réaliser des travaux pour s ’adapter au cahier des charges de l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS).
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