Monographie

Problème ecclésiastique proposé à M. l'abbé Boileau de l'archevêché : A qui l'on doit croire de Messire Louis-Antoine de Noailles, évêque de Châlons en 1695, ou de Messire Louis-Antoine de Noailles, archevêque de Paris en 1696 ?

  • Problème ecclésiastique proposé à M. l'abbé Boileau de l'archevêché : A qui l'on doit croire de Messire Louis-Antoine de Noailles, évêque de Châlons en 1695, ou de Messire Louis-Antoine de Noailles, archevêque de Paris en 1696 ?
  • 1699
  • 24 p. ; in-12 ̊
  • Barbier, in Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes...Voici les curieux détails donnés sur cet ouvrage par le chancelier d'Aguesseau.« Le soupçon tomba d'abord sur les jésuites ; et le public ne croyoit pas se tromper quand il les regardoit comme les auteurs d'un libelle qui sembloit d'ailleurs avoir été répandu habilement en France, pour faire une espèce de diversion dans l'affaire du quiétisme. Le P. Daniel, jésuite, distingué dans sa société par son génie et par sa capacité, eut le malheur d'en être-plus accusé que les autres; il chercha vainement à s'en justifier par une lettre écrite à l'archevêque de Paris, dans laquelle il attestoit, par ce qu'il y a de plus saint, qu'il n'avoit aucune part à cet ouvrage; mais le public prévenu s'obstinoit malgré lui à l'en croire l'auteur; et la doctrine des équivoques se tournant contre ses défenseurs, on vouloit en trouver, à quelque prix que ce fût, dans la lettre du P. Daniel, comme si Dieu eût permis que ceux qui autorisent l'art de mentir en sûreté de conscience, ne fussent pas crus, lors Blême qu'ils disoient vrai. « Tout ce qui parut de plus certain alors, c'est que si les jésuites n'avoieut pas eu de part à la composition de cet ouvrage, ils en avoient eu du moins à sa publication, et que c'étoit un P. Souastre, jésuite flamand, qui l'avoit fait imprimer à Liège.«Mais le véritable auteur de ce fameux ouvrage fut enfin démasqué. quelques années après. Dom Thierry (de Viaixnes), bénédictin de la congrégation de Saint Vannes, et janséniste des plus outrés, qui fut mis à la Bastille par ordre du roi, avoua dans la suite que c'étoit lui qui avoit composé le Problême: il l'avoit fait avec tant d'art, et l'enfant dont il étoit le véritable père avoit si fort l'air d'un jésuite, qn'on ne doit pas être surpris que le public s'y soit mépris, et que quelquesjésuites même y aient été trompés, puisqu'ils s'étoient chargés de son éducation et du soin de le produire dans le monde. »OEuvres de M. le chancelier d'Aguesseau, in-4, tom. 13, p. 196.
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