Monographie
C'est moi qui éteins les lumières [Texte imprimé] : roman / Zoyâ Pirzâd ; traduit du persan (Iran) par Christophe Balaÿ
Type de contenu
- Texte
Type de médiation
- sans médiation
Titre(s)
- C'est moi qui éteins les lumières [Texte imprimé] : roman / Zoyâ Pirzâd ; traduit du persan (Iran) par Christophe Balaÿ
Est une traduction de
- Čerāġ-hā rā man ẖāmōš mi-konam
Auteur(s)
Autre(s) responsabilité(s)
Editeur, producteur
- Paris : Zulma, impr. 2011
- (53-Mayenne; Impr. Floch)
Description matérielle
- 349 p.
ISBN
- 978-2-84304-556-1
EAN
- 9782843045561
Résumé ou extrait
- Dans un quartier préservé d’Abadan, Clarisse, l’épouse et mère de famille à travers qui l’histoire se déploie, est une femme d’une profonde humanité, intelligente, d’une simplicité de c½ur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d’échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armène, le fils vénéré en pleine crise d’adolescence, et la vieille mère enfin qui règne sur la mémoire familiale. Pourtant la très modeste Clarisse, cuisinière éprouvée qui se dévoue sans compter pour les siens, va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien, au romanesque d’autant plus désarmant qu’il se montre on ne peut plus retenu. De nouveaux voisins se manifestent en effet, une famille arménienne débarquée de Téhéran qui va très vite bouleverser l’équilibre affectif de notre femme invisible. Tout l’art de Zoyâ Pirzâd est de brosser à petites touches impressionnistes d’une grande justesse visuelle le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes. Et de restituer la réalité de la vie des Arméniens d’Iran pris dans l’ambiance plus vaste d’un pays d’accueil, cette Perse à la fois moderne et antique dont ce beau et fort roman dévoile pour nous la complexité culturelle et sociale.
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