Article
Irlande du Nord. À Belfast, les murs changent de visage [[periodique]]
Titre(s)
- Irlande du Nord. À Belfast, les murs changent de visage [[periodique]]
Ensemble
Editeur, producteur
- 28/05/26
Description matérielle
- pp.20
ISSN
- 1154-516X
Note sur la description matérielle
- 1
Résumé ou extrait
- Des fresques murales à Belfast témoignent du conflit entre partisans de la réunification de l'Irlande et militants de l'unité du Royaume-Uni, un héritage des Troubles qui ont causé 3 500 morts sur trente ans jusqu'à l'accord du Vendredi saint en 1998. Depuis, de nombreuses fresques intimidantes liées à des groupes paramilitaires ou à des événements tragiques comme le meurtre d'Eamon Collins, ancien membre de l'IRA, ont été effacées : les trois quarts des images les plus violentes du quartier loyaliste de Shankill auraient disparu depuis 1998 selon une étude universitaire. À la place, de nouveaux hommages à la royauté britannique, comme la reine Élisabeth II ou le roi Charles III, apparaissent, et le président du Loyalist Communities Council espère que toutes les fresques militaristes disparaîtront d'ici cinq ans. Cependant, les fresques restent des outils de mémoire, d'attraction touristique et parfois d'instrumentation pour obtenir des aides financières liées à la pacification des quartiers. Des œuvres artistiques non partisanes se multiplient, notamment celles de Dan Kitchener, dont des créations optimistes attirent un public international. Malgré cette évolution, le manque d'un musée des Troubles et la persistance de guides touristiques parfois impliqués dans les groupes armés soulignent que le passé reste sensible. Les fresques constituent une représentation vivante de l'histoire de Belfast, entre effacement sélectif de la mémoire et renouveau artistique....
Sujet - Nom commun
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