Article

Solarpunk, souffle d'optimisme (Le) [[periodique]] / Clive Thompson

  • Solarpunk, souffle d'optimisme (Le) [[periodique]] / Clive Thompson
  • 30/04/26
  • pp.38-41
  • 1154-516X
  • 4
  • Né en réaction à la domination des dystopies climatiques, le solarpunk propose des récits où le réchauffement s'aggrave, mais où des sociétés parviennent à s'adapter grâce à des technologies propres, déjà disponibles, et à de nouvelles formes de solidarité. À partir de The Lost Cause de Cory Doctorow, l'article montre un futur proche américain marqué par la montée des eaux, des villes englouties, des millions de réfugiés climatiques, des incendies géants et des tensions politiques violentes, mais aussi par des panneaux solaires très performants, des bâtiments zéro carbone, des logements denses et une relocalisation de l'emploi rendue possible par un Green New Deal. Le courant s'inscrit dans la continuité d'auteurs comme Ursula K. Le Guin et Kim Stanley Robinson, en rupture avec l'imaginaire cyberpunk et la vague dystopique renforcée dans les années 2000. Structuré notamment autour d'un texte-manifeste publié par Adam Flynn en 2014, il imagine des mondes durables où biodigesteurs, désalinisation solaire, recyclage extrême, climatisation passive, éoliennes et impression 3D servent à reconstruire des communautés plus sobres. L'article souligne que le solarpunk ne se limite plus aux livres : il anime des communautés en ligne sur Reddit, Tumblr et Substack, inspire des publicités, des jeux vidéo et commence à irriguer le débat politique américain, notamment autour du Green New Deal défendu par Alexandria Ocasio-Cortez. Sa force est de rendre désirable un avenir post-carbone sans nier les conflits, les inégalités ni les limites humaines. Son pari central est que les obstacles sont moins technologiques que politiques et culturels : il faut apprendre à imaginer un autre futur pour pouvoir le construire....
Lien copié.
Build V.5.2.2 - 2ecb916194 (29/04/2026 07:35:08)