Article
François Hollande : le changement, c'est maintenant [[periodique]] / Mattias Corrasco
Titre(s)
- François Hollande : le changement, c'est maintenant [[periodique]] / Mattias Corrasco
Ensemble
- Express (L') 3906
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 13/05/26
Description matérielle
- pp.43-44
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 3
Résumé ou extrait
- François Hollande tente de transformer son retour parlementaire en point d'appui pour 2027, dans un Parti socialiste encore travaillé par les blessures de son quinquennat et par l'absence de leader incontesté. Une scène de fin 2025 autour d'une motion de censure illustre la réouverture du dossier des années Hollande : les anciens frondeurs assument davantage le passé, tandis qu'une nouvelle génération socialiste se montre plus rétive. L'ancien président, lui, cherche depuis des années le « trou de souris » susceptible de le ramener au centre du jeu.Depuis la fin de son mandat, il entretient un réseau politique depuis son bureau de la rue de Rivoli, reçoit, conseille et jauge les rapports de force. Certains proches défendent son bilan en estimant qu'il a pris des décisions d'intérêt national et européen sur la compétitivité, l'économie, le budget et l'euro, quitte à heurter une partie de son électorat. A l'Assemblée, il travaille moins comme législateur que comme figure de réhabilitation, cherchant à apaiser les rancunes et à profiter de l'échec de la nouvelle génération socialiste à émerger.Autour de lui, une trentaine de parlementaires se retrouvent depuis février à la questure du Sénat, officiellement pour échanger, officieusement pour tester la possibilité d'un retour. Mais les obstacles sont nombreux : Hollande dispose de peu de troupes internes, le PS reste divisé entre partisans d'une primaire anti-Mélenchon, défenseurs d'une coalition plus large et soutiens de Raphaël Glucksmann. Les ambitions de Boris Vallaud compliquent aussi le paysage.Le rapport de force avec Raphaël Glucksmann apparaît décisif. Hollande reconnaît la nécessité d'une force collective et d'une mobilisation citoyenne pour espérer gagner, et vise une stratégie capable d'attirer le centre dès le premier tour puis une majorité républicaine au second. Son positionnement programmatique évolue également : il affirme que le nouveau défi majeur du capitalisme réside dans la puissance des Gafa, qu'il présente comme des acteurs gouvernant sans élection. Avec 22 % d'adhésion dans le baromètre Odoxa, au même niveau que Glucksmann, il tente de redevenir une évidence à gauche faute de successeur naturel....
Sujet - Nom de personne
Sujet - Collectivité
Sujet - Nom commun
Lien copié.
Build V.5.2.2 - 2ecb916194 (29/04/2026 07:35:08)