Monographie

Solitude de la pitié [Texte imprimé] . Jean Giono

  • Texte
  • Solitude de la pitié [Texte imprimé] . Jean Giono
  • Paris : Gallimard, 1978
  • 152 p.
  • Dans «Solitude de la pitié», un curé n'offre que «dix sous» de récompense à un vagabond qui, au péril de sa vie et pour nourrir son compagnon malade, est descendu dans le puits du presbytère pour le réparer. Les villageois de «Prélude de Pan», sous l'influence d'un mystérieux individu, entrent soudain dans un état de transe qui dure toute une nuit. Dans «Champs», un paysan raconte comment un beau Piémontais lui a ravi l'amour de sa femme et tout son bonheur. «Ivan Ivanovitch Kossiakoff» relate une amitié intense mais brève durant la guerre de 1914. «La Main» est le récit des amours d'un aveugle. Annette, dans «Annette ou Une affaire de famille», a été placée à l'orphelinat car personne, dans sa famille, n'a voulu s'occuper de l'enfant. Le narrateur d'«Au bord des routes» rend visite à Gonzalès, son ami aubergiste, et tous deux causent de leur vie. Le vieux Jofroi («Jofroi de la Maussan») meurt peu après avoir vendu son verger dont il n'a pu supporter que les arbres soient abattus. Dans «Philémon», on est contraint d'égorger un cochon malade le jour même de la noce de la fille de la ferme. Le vieil homme de «Joselet» explique au narrateur sa conception de l'existence. Dans «Sylvie», le narrateur aime en secret la fille de ferme, revenue au pays après avoir fui la ville avec un amant. La bergère de «Babeau» conte le suicide de Fabre, dont elle a été le témoin passif. «Le Mouton» décrit un paysage à travers l'image d'un animal vivant que l'homme domine et torture. «Au pays des coupeurs d'arbres» évoque la vie passée d'une ferme désormais en ruine. Le narrateur de «la Grande Barrière» veut réconforter une hase qui agonise, mais il s'aperçoit que sa présence cause à l'animal une horreur plus terrible que la mort. «Destruction de Paris» offre une vision à la fois satirique et compatissante de la vie du Parisien, alors que «Magnétisme» montre que les habitués du café d'un petit village connaissent le vrai sens de la vie. «Peur de la terre» évoque la terreur de l'homme face à la nature et «Radeaux perdus» l'expérience de la mort dans les villages reculés. Enfin, dans «le Chant du monde», le narrateur songe à un livre qu'il souhaite écrire et qui porterait ce titre.
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