Monographie

Histoire de la cavalerie française des origines à nos jours

  • Texte
  • sans médiation
  • Histoire de la cavalerie française des origines à nos jours
  • Panazol : Lavauzelle, DL 2010
  • (87-Panazol; Impr. Lavauzelle graphic)
  • 1 vol. (245 p.) : ill., cartes, photogr., ill. en noir et en coul., jaquette ill. en coul. ; 31 cm
  • 978-2-7025-1517-4
  • 9782702515174
  • 357.094 409 23
  • Bibliogr. p. 243
  • La cavalerie est née sous l’Antiquité. Au Moyen Âge la chevalerie lui donnera une dimension héroïque et grandiose. Mais elle succombera sous le tir des arcs anglais de la guerre de Cent ans. Cependant, la cavalerie cuirassée n’est pas morte. A Marignan, ce sont les « Gens d’Armes », emmenés par François 1er en personne, qui enfoncent les Suisses après que l’artillerie royale leur a ouvert les rangs. Mais cette cavalerie lourde est menacée par la puissance de feu de l’arquebuse. C’est plus tard, sous le règne de Louis XIII, que Richelieu va tenter d’enrégimenter les cavaliers. La première tentative sera un échec du fait de leur indiscipline chronique, mais le Cardinal têtu réussira finalement : cette cavalerie organisée sera en effet victorieuse à Rocroi en 1643, sous les ordres du duc d’Enghien. Sous le règne de Louis XIV, la cavalerie porte un uniforme. C’est ainsi qu’elle se couvre de gloire dans toutes les guerres du grand roi, sous les ordres de Turenne et de Condé, même si la guerre de siège domine l’époque. A la fin du règne, elle sauve la France sous le commandement de Villard à la bataille de Denain. Au XVIIIe siècle, le roi Frédéric le Grand de Prusse métamorphose la guerre et de ce fait la cavalerie, dans sa forme et son emploi représentant cinquante pour cent de son armée, la cavalerie de Frédéric domine l’Europe avant de succomber. Mais elle a transformé toutes les cavaleries européennes. La Révolution hérite de la cavalerie de la monarchie ; et Bonaparte, devenu empereur, va l’amener à l’apogée de son histoire, en dominant notre continent. Son utilisation atteint alors une perfection rare, mais, elle disparaît en Russie et ne sera pas remplacée. C’est alors que la cavalerie va subir le choc du feu qui rendra désormais désuète toute charge directe sur l’ennemi. C’est ainsi que la cavalerie de Napoléon III sera détruite en 1870. Ne tirant pas les conséquences de ce désastre, la cavalerie française commencera la guerre de 14-18 en casque et cuirasse. Massacrée par les mitrailleuses allemandes en 1914, les cavaliers s’enterrent alors dans les tranchées. C’est alors que le moteur entre en scène pour propulser les chars de combat. Après la victoire de 1918, la cavalerie va se motoriser. Cependant, en 1940 six divisions de cavalerie sont encore à cheval. En 1944, la nouvelle arme blindée n’a plus de chevaux. La cavalerie montée est morte. Mais la cavalerie blindée vient de libérer Paris, Strasbourg, Toulon, Marseille et Lyon. Sous les ordres de Leclerc et de Lattre, elle a vaincu l’ennemi. Engagée de nouveau en Indochine et en Algérie, l’arme blindée cavalerie est aujourd’hui présente sur tous les théâtres d’opérations de l’armée française. Fidèle à ses traditions, elle continue sur ses engins blindés à cultiver un esprit fait de panache et d’audace, au service de la France. [4e couv.]
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