Thèse
La spécificité militaire, une construction institutionnelle : le cas de la formation des officiers du génie aux XIXe et XXe siècles / Fabrice Hamelin ; sous la dir. de Michel Offerlé
Type de contenu
- Texte
Type de médiation
- sans médiation
Titre(s)
- La spécificité militaire, une construction institutionnelle : le cas de la formation des officiers du génie aux XIXe et XXe siècles / Fabrice Hamelin ; sous la dir. de Michel Offerlé
Est reproduit comme
- La spécificité militaire, une construction institutionnelle le cas de la formation des officiers du Génie aux XIXe et XXe siècles par Fabrice Hamelin Lille Atelier national de reproduction des thèses [2002] 2 microfiches Lille-thèses
Auteur(s)
Autre(s) auteur(s)
Editeur, producteur
- [S.l.] : [s.n.], 2000
Description matérielle
- 603 p. ; ; 30 cm
Titre traduit ajouté par le catalogueur
- The military specificity, an institutional construction : the case of the military engineers' training in the 19th and 20th centuries eng
Classification décimale Dewey
- 355.223
Note sur les bibliographies et les index
- Bibliogr.
Note de thèses et écrits académiques
- Thèse de doctorat Science politique Paris, Institut d'études politiques 2000
Résumé ou extrait
- L'hypothèse d'une spécificité de l'institution militaire liée à sa fonction de combat est non seulement stérilisante mais historiquement fausse. La spécificité militaire est un produit historique et institutionnel, comme le montre l'étude particulière de la formation des officiers du génie depuis la Révolution française. L'édification et les transformations de l'institution militaire résultent du jeu contradictoire de trois principales dynamiques : l'étatisation, la militarisation et la professionnalisation. Le premier terme renvoie aux modalités d'intégration de l'institution militaire au sein de l'appareil administratif de l'Etat. Le second sert à rendre compte de l'intégration des armes et des individus à l'institution militaire. Le troisième met en avant une logique de spécialisation et de différenciation internes. La première partie de ce travail porte sur les transformations du système de recrutement et de formation des officiers des armes. Elle montre la force structurante de la dynamique d'étatisation, qui produit une segmentation initiale de ce système et entretient une forte différenciation interne. Un phénomène de « path dependence » permet de comprendre pourquoi ce système critique perdure jusqu'à la seconde guerre mondiale. L'intégration du système de formation, en 1945, ne doit pourtant pas masquer la redécouverte des vertus du système rejeté. Celle-ci inspire les réformes tentées ou réalisées et traduit notamment la nécessité de ne pas isoler la formation des cadres militaires de celle des autres cadres de l'Etat. Une institution perdure et se transforme également en affectant le comportement des groupes et des individus qui la composent. La seconde partie porte ainsi plus directement sur la construction historique et sociale d'un répertoire de comportements lié à la fonction d'officier. L'étude de la définition mais aussi des modalités d'apprentissage de ce répertoire révèle le contrôle exercé par les institutions militaires sur la transmission des comportements prescrits. Le rôle qui progressivement s'impose à l'ensemble des officiers des armes est celui du combattant meneur d'hommes. La formation apparaît alors conçue pour soumettre l'élève-officier à un modèle de socialisation cohérent, stable et unique qui lui permette d'occuper convenablement ce rôle spécifique.
Sujet - Collectivité
Sujet - Nom commun
Forme, genre ou caractéristiques physiques
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