Thèse

Étude rétrospective monocentrique recherchant des facteurs associés aux résultats de l'antigénurie pneumococcique utilisée dans l'enquête microbiologique des infections invasives respiratoire à pneumocoque / France Charton ; sous la direction du Médecin en chef Frédéric Rivière

  • Étude rétrospective monocentrique recherchant des facteurs associés aux résultats de l'antigénurie pneumococcique utilisée dans l'enquête microbiologique des infections invasives respiratoire à pneumocoque / France Charton ; sous la direction du Médecin en chef Frédéric Rivière
  • 2016
  • 1 vol. (106 f.) : ill. ; 30 cm
  • Version électronique disponible au format pdf (BCSSA)
  • Bibliogr. f. 101-104 (48 réf.)
  • Thèse d'exercice Médecine 2016 Paris 11
  • Introduction. Les infections invasives respiratoires à pneumocoque sont un problème de santé publique. L'enquête microbiologique est une étape importante dans la prise en charge de ces patients. L'antigénurie pneumocoque est un test rapide, fiable, mais dont l'utilisation est peu évaluée dans la pratique quotidienne et repose sur des recommandations de sociétés savantes. L'objectif de cette étude est de rechercher des facteurs associés au résultat de l'antigénurie pneumococcique pour orienter une prescription raisonnée. Matériel et Méthodes. Cette étude rétrospective monocentrique a colligé les cas consécutifs d'infections invasives respiratoires documentées à pneumocoque survenues entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2013 à l'HIA Percy. Les facteurs épidémiologiques, anamnestiques, biologiques, radiologiques ont été collectés et des scores de gravité ont été calculés pour chaque patient. Résultats. 223 dossiers ont été inclus (58% d'hommes). La sensibilité du TDR pneumocoque était de 76%. Le résultat positif de l'antigénurie était statistiquement associé aux patients âgés (âge moyen 65 ans, p=0.01), à certaines causes d'immunodépression telles que les hémopathies (25% groupe Ag+ vs 4% groupe Ag-, p=0.001), ou à la prise d'immunosuppresseurs (10% groupe Ag+ vs 0% groupe Ag-, p=0.02). Cliniquement, la fièvre (64% groupe Ag+ vs 42% groupe Ag-, p=0.01), la toux (46% groupe Ag+ vs 19% groupe Ag-, p<0.01) et l'asthénie (30% groupe Ag+ vs 8% groupe Ag-, p=0.01) étaient statistiquement associés à un résultat positif du TDR pneumocoque. Une image radiologique de PFLA était associée à ce même résultat (67% groupe Ag+ vs 44% groupe Ag-, p=0.01). Un score PSI (Fine III, IV et V) était associé au groupe Ag+ (79% vs 56% groupe Ag-, p=0.001). Conclusion. La sensibilité retrouvée (76%) est comparable à celle de la littérature. Dans notre étude, l'âge, une hémopathie, un traitement immunosuppresseur, la fièvre et un score PSI (Fine III, IV, V) sont des variables associées à un résultat positif du TDR pneumocoque. Cette étude devrait être complétée pour l'élaboration d'un algorithme décisionnel, puis d'une mise en oeuvre pratique
  • Introduction. Invasive respiratory infections caused by S.pneumoniae are a significant public health problem and microbiological investigation is essential to patient care. The S.pneumoniae urinary antigen test allows rapid diagnosis but there have been reports of its misuse in daily practice. The objective of this study was to identify factors associated with a positive urinary test in order to optimize therapy. Material and Methods. This retrospective, monocentric study was carried out on consecutive cases of invasive respiratory infections reported as S.pneumoniae-positive between January 1st 2007 and December 31st 2013 at the Percy Military Hospital. Data were collected from hospital records. Epidemiological, historical, biological and radiological factors were examined and gravity scores were calculated for each patient. Results 223 cases were included (58 % of men). The sensitivity of the S.pneumoniae urinary antigen test was 76 %. Statistical analysis showed significant association between positive test results and aging (average 65 years old, p=0.01), certain causes of immunosuppression, such as blood disease, (25 % groups Ag + vs 4 % groups Ag -, p=0.001) and following immunosuppressive therapy (10 % groups Ag + vs 0 % groups Ag -, p=0.02). Clinically, fever (64 % groups Ag + vs 42 % groups Ag -, p=0.01), cough (46 % groups Ag + vs 19 % groups Ag-, p0.01) and asthenia (30 % groups Ag + vs 8 % groups Ag -, p=0.01) were associated significantly with a test positive result. Radiological identification of lobar pneumonia showed a similar association (67 % groups Ag + vs 44 % groups Ag -, p=0.01). A high PSI was associated with the Ag + group (79 % vs 56 % groups Ag -, p=0.001). Conclusion. The test sensitivity (76 %) in our study matched figures reported in the literature. Age, blood disease, immunosuppressive treatment, fever and PSI (Fine III, IV, V) were associated with a positive S.pneumoniae urinary antigen test result. This study should be completed in order to elaborate a decision-making algorithm. Then results should be confirmed with a practical experiment
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