Article
Discours du PS entretient l'illusion qu'on peut vivre sans croissance économique " (" Le) [[periodique]] / Augustin Landier
Titre(s)
- Discours du PS entretient l'illusion qu'on peut vivre sans croissance économique " (" Le) [[periodique]] / Augustin Landier
Ensemble
- Express (L') 3906
Auteur(s)
Autre(s) auteur(s)
Editeur, producteur
- 13/05/26
Description matérielle
- pp.62-63
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 2
Résumé ou extrait
- Augustin Landier et David Thesmar critiquent la notion de « demarchandisation » defendue par Boris Vallaud et le Parti socialiste. Ils estiment que le marche joue un role democratique en agregeant les preferences individuelles via les prix, tout en reconnaissant que certains secteurs, notamment la sante, exigent des limites a la logique marchande lorsque l'usager ne peut pas evaluer correctement le service. Selon eux, le PS ne definit pas clairement la frontiere entre Etat et marche et ignore largement la contrainte budgetaire : retirer davantage d'activites du secteur marchand supposerait des impots supplementaires dans un pays deja reticent a financer son modele social. Les auteurs jugent que le financement continu de la dette publique a des taux raisonnables entretient l'illusion de services publics gratuits et retarde les reformes structurelles. Ils rappellent qu'en France, plus de 57 % du PIB relevaient deja de la depense publique l'an dernier et que cette part pourrait encore augmenter avec les besoins supplementaires en defense, retraites et sante. Landier reconnait toutefois que certaines critiques du marche sont recevables, notamment a propos des grandes plateformes numeriques financees par la publicite, comme Alphabet ou Meta, dont le modele peut encourager l'addiction, en particulier chez les enfants. Il defend aussi un role public dans la culture et la preservation du patrimoine, sur des budgets qu'il juge limites. En revanche, les deux economistes rejettent l'idee que des autorites puissent definir a la place des citoyens leurs « besoins authentiques », y voyant un paternalisme antiliberal. Thesmar conclut que le discours decroissant du PS occulte l'enjeu central de la croissance : depuis 2000, le PIB par habitant francais est passe de 78 % a 70 % du niveau americain, la productivite stagne depuis 2007 et la Banque de France n'anticipe qu'1 % de croissance potentielle par an. A leurs yeux, cette stagnation nourrit l'immobilisme, les tensions redistributives et le mecontentement social....
Sujet - Nom commun
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