Monographie
Le Printemps tragique / René Benjamin
Type de contenu
- Texte
Titre(s)
- Le Printemps tragique / René Benjamin
Auteur(s)
Adresse bibliographique
- Paris : Plon, 1940
Description matérielle
- 262 p. ; 19 cm
Note sur l'édition et l'histoire bibliographique
- Dédicace imprimée « A la mémoire de THIERRY DE MARTEL âme frémissante et désolée, qui, après avoir sauvé tant de vies, a tenu à rejoindre dans la mort ceux qui avaient tenté de défendre la France, trahie par les politiciens. »
Résumé ou extrait
- Agé de 55 ans au printemps de 1940, René Benjamin est terrassé par la dépression. L'écrivain, proche de l'extrême droite, ami de Maurras, admirateur de Mussolini, doit se reposer à la campagne. A partir du 4 mai, il est l'hôte d'une famille de paysans, les Courvalain, à l'écart d'un petit village d'Indre-et-Loire. C'est de là qu'il va vivre les évènements du « printemps tragique » de mai-juin 1940 : l'avancée des troupes allemandes (l'information passe souvent par le facteur), les espoirs, les inquiétudes, les rumeurs, les premiers réfugiés (belges puis français), le bombardement de Tours puis l'armistice. Outre les Courvalain, modèles de paysans traditionnels et dignes, Benjamin fréquente le curé, homme épais mais bon, le médecin du village, sorte de philosophe intarissable sur la nature humaine, et un vieux diplomate, mystérieux et réactionnaire, qui succombe sur le tard au démon de la passion amoureuse en épousant sa lingère (que l'auteur, émoustillé, suppose torride). L'arrivée, dans la ferme, d'un brave réfugié belge ayant perdu dans l'exode sa femme et sa fille, et qui, voulant se rendre utile, commet catastrophe sur catastrophe, donne à l'ensemble une couleur des plus pittoresque. Tandis que le malheur privé s'abat sur la maison avec la mort du fils Courvalain, tué devant Le Cateau (Nord), René Benjamin, le docteur et le vieux diplomate devisent du malheur national à venir. L'entrée au gouvernement de Pétain ainsi que la nomination du général Weygand à la tête des Armées (17 mai 1940) suscitent un peu d'espoir, sauf chez le « voluptueux » diplomate qui se console dans les bras de sa belle. L'auteur lui-même alterne entre espoir et abattement (notamment lorsque l'Italie, qu'il vénère, entre dans la guerre) Le récit est rempli d'observations grandiloquentes, parfois pénétrantes, et d'effets littéraires. Benjamin joue, en permanence, de l'imbrication entre le drame intime et le drame national [Source : Résumé de Laurent Joly, EGO 39-45]
Sujet - Nom commun
Forme, genre ou caractéristiques physiques
Lien copié.
Build V.5.2.2 - 2ecb916194 (29/04/2026 07:35:08)