Monographie

Oraisons funèbres

  • Oraisons funèbres
  • Paris : Gallimard, impr. 2010
  • 1 vol. (LVI-464 p.-[16] p. de pl.) : ill., couv. ill. en coul. ; 18 cm
  • Folio 3996 0768-0732
  • 978-2-07-031359-4
  • Folio 3996 0768-0732
  • 845
  • Bibliogr. p. [455]-462. Glossaire
  • Bossuet a composé sa première oraison funèbre à vingt-huit ans (1655). Il y en a eu dix, l'auteur a publié les six dernières, consacrées à de grands personnages, en 1689, à l'époque du plein épanouissement de sa personnalité. Ce genre a connu un immense développement (et n'est pas complètement mort). Il a ses règles : l'orchestration du deuil, expression de la douleur et déploration, en un temps où on aimait les émotions collectives. Puis l'éloge du défunt, cher à l'orateur comme à son public et la volonté d'instruire les fidèles dans l'art de bien mourir ; enfin, des questions d'actualité, parfois brûlantes. Si Bossuet triomphe dans ce genre, ce n'est pas seulement par la magie du style, mais aussi parce qu'il a affaire à des personnages de premier plan, qu'il a bien connus ; sa douleur est personnelle ; il ne cache pas son émotion. La mort, selon Bossuet, démasque tous les vices : ce qui compte, c'est l'immortalité. [4e couv.]
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