Article
États-Unis. Vendre son plasma pour quelques dollars [[periodique]] / Kurtis Lee
Titre(s)
- États-Unis. Vendre son plasma pour quelques dollars [[periodique]] / Kurtis Lee
Ensemble
Auteur(s)
Autre(s) auteur(s)
Editeur, producteur
- 21/05/26
Description matérielle
- pp.29-30
ISSN
- 1154-516X
Note sur la description matérielle
- 2
Résumé ou extrait
- La hausse du coût de la vie pousse de plus en plus d'Américains de la classe moyenne à vendre régulièrement leur plasma pour compléter leurs revenus. À Houston, Joseph Briseño, superviseur dans le traitement des déchets, gagne environ 50 000 dollars par an, mais utilise ses jours de congé pour donner son plasma et toucher en moyenne 70 dollars par visite, soit près de 600 dollars par mois. L'article montre que cette pratique, longtemps associée aux populations les plus pauvres, s'étend désormais aux banlieues de classe moyenne : selon une étude citée, les nouveaux centres s'implantent de plus en plus dans ces quartiers, et plus d'une centaine de zones suburbaines ou plus aisées ont accueilli un centre ces dernières années. À Webster, près de Houston, deux centres ont ainsi ouvert en 2022.Les États-Unis fournissent environ 70 % du plasma sanguin mondial, grâce à une réglementation qui autorise la rémunération des donneurs, contrairement à la plupart des pays. En 2024, le pays a exporté 6,2 milliards de dollars de plasma. L'industrie, dominée notamment par CSL Limited et Takeda Pharmaceutical Company Limited, utilise ce plasma pour produire des traitements contre les immunodéficiences, les maladies du foie, les troubles de la coagulation ou pour les grands brûlés. Le nombre de centres de dons a plus que doublé entre 2014 et 2021 pour atteindre environ 1 200 sites, et la collecte a atteint un record de 62,5 millions de litres l'an dernier, en hausse de 8 %.Le reportage décrit aussi l'économie concrète du don : deux visites hebdomadaires au maximum selon la Food and Drug Administration, environ une heure par séance, près d'un litre prélevé et 60 à 70 dollars versés, parfois plus avec des primes. Pour certains ménages, ce revenu sert à payer l'hypothèque, le loyer, l'assurance santé ou les cadeaux de Noël. Arnold Williams, retraité, y recourt malgré les 1 800 dollars mensuels de Sécurité sociale et un loyer de 2 100 dollars. Wendy Baker a commencé après avoir vu une publicité promettant 500 dollars aux nouveaux donneurs. Si la pratique est jugée globalement sûre, les recherches sur ses effets à long terme restent limitées. Le texte souligne enfin le caractère encore tabou de ce revenu d'appoint, même si certains donneurs disent désormais éprouver une forme de fierté à aider des patients....
Sujet - Nom commun
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