Article
Frédéric Martel : " Les vrais néocolonialistes sont la Russie, la Chine ou l'Algérie " [[periodique]] / Thomas Mahler
Titre(s)
- Frédéric Martel : " Les vrais néocolonialistes sont la Russie, la Chine ou l'Algérie " [[periodique]] / Thomas Mahler
Ensemble
- Express (L') 3902
Auteur(s)
Autre(s) auteur(s)
Editeur, producteur
- 16/04/26
Description matérielle
- pp.52-55
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 4
Résumé ou extrait
- Après 8 ans d'enquête menée de l'Iran à la Chine, auprès des idéologues de Vladimir Poutine, des propagandistes du Hezbollah et du régime chaviste, Frédéric Martel défend l'idée que l'« Occident » est d'abord une construction fantasmée par ses adversaires. Selon lui, ce terme sert de réceptacle aux préjugés antioccidentaux et masque une réalité plus profonde : la démocratie libérale, le pluralisme et les droits de l'homme ont une portée universelle. Il affirme aussi que la haine de l'Occident a souvent été produite en Occident même, chez des penseurs comme Marx, Fanon ou Edward Saïd.Martel distingue deux familles d'anti-occidentalisme : l'Occident « moins », issu des traditions communistes, tiers-mondistes ou révolutionnaires, et l'Occident « plus », porté par des figures réactionnaires comme J. D. Vance, Steve Bannon, Viktor Orban, Javier Milei ou Alexandre Douguine, qui reprochent à l'Europe et aux démocraties libérales d'avoir trahi leurs anciennes valeurs, jusqu'à vouloir parfois revenir à un ordre antérieur au schisme de 1054. Pour lui, ces deux courants convergent dans leur rejet de la modernité et de la liberté.Il estime que le trumpisme fragilise l'alliance atlantique, tout en jugeant les institutions américaines suffisamment solides pour limiter Donald Trump : il rappelle avoir vécu 4 ans aux Etats-Unis et cite l'exemple de Harvard, dont la dotation atteint 57 milliards de dollars. Il décrit aussi Poutine comme un homme sans doctrine cohérente, mû surtout par la violence et la logique mafieuse.L'entretien aborde ensuite Israël, le Liban et le Hezbollah, que Martel qualifie d'organisation terroriste, ainsi que les migrations, vues comme la preuve que l'Europe et l'Amérique du Nord restent des pôles d'attraction majeurs. Il dénonce enfin les ingérences russes, chinoises, iraniennes, cubaines et vénézuéliennes dans les démocraties occidentales. Il cite PDVSA, la compagnie pétrolière vénézuélienne, comme instrument de financement politique sous Chavez, évoque le témoignage de 5 anciens ministres sur de possibles relais en France et conclut par un plaidoyer pour l'Europe, qu'il présente comme l'une des plus grandes réussites politiques depuis 1945. Le livre présenté, "Occidents. Enquête sur nos ennemis", compte 624 pages et est vendu 26 €....
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Sujet - Titre uniforme
Sujet - Nom commun
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