Monographie

De Munich à la cinquième République

  • De Munich à la cinquième République
  • Editions de l'Elan, 1948
  • 978-2-307-14155-6
  • 944.08/920
  • Se présentant comme la faible contribution de l’auteur, Paul Faure, aux graves questions de l’heure, De Munich à la Ve République est à mi-chemin entre le témoignage et l’essai politique d’actualité nourri de comparaisons historiques. L’ancien ministre du Front populaire a les mots les plus durs pour la Quatrième République, régime de vengeance politique, de faiblesse constitutionnelle et d’aberration économique (les nationalisations). Ce faisant, il justifie ses positions prises depuis la crise de Munich : son pacifisme intégral, dans la tradition même du socialisme de Jaurès, le soutien à l’armistice (la seule solution raisonnable après le désastre de mai-juin 1940) mais son refus de la révision de la loi constitutionnelle de 1875 (lui-même, absent de Vichy, ne prend pas part aux célèbres votes de juillet 1940 et il reproche à Léon Blum de n’avoir pas eu le courage de défendre les institutions de la Troisième République), ses visites fréquentes auprès des ministres de Pétain, qu’il implore de tempérer la guerilla contre les républicains (114), son approbation du Conseil National (dont il ne dit pas clairement qu’il en fut membre) et d’autres innovations de Vichy – notamment en matière économique, qu’il juge plus heureuses que celles produites par la législation de la Quatrième République. A bien des égards nostalgique de la Troisième, Paul Faure en appelle, en conclusion, à l’avènement d’une Cinquième République sous le signe de la réconciliation des Français .
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