Thèse

Recours au SMUR en cabinet de médecine générale dans les Bouches-du-Rhône : étude observationnelle sur huit mois consécutifs / Sabine Olivier,...; sous la direction de Sébastien Beaume

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • Recours au SMUR en cabinet de médecine générale dans les Bouches-du-Rhône : étude observationnelle sur huit mois consécutifs / Sabine Olivier,...; sous la direction de Sébastien Beaume
  • 2018
  • 1 vol. (143 f.) : ill.; 30 cm
  • SMUR : Service mobile d'urgence et de réanimation
  • (BCSSA) Version électronique disponible au format pdf
  • Bibliogr. f. 114-125
  • Reproduction de Thèse d'exercice Médecine Aix-Marseille 2018
  • Reproduction de Mémoire de DES Médecine générale Aix-Marseille 2018
  • Introduction : Les consultations urgentes sont fréquentes provoquant une saturation des services de secours et d'accueil des urgences. Ces consultations de premiers recours impactent également les médecins généralistes. Dans certaines situations, le médecin généraliste a recours au Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) pour être assisté par un Service Mobile d'Urgence et de Réanimation (SMUR) auprès de son patient. L'objectif principal de l'étude était d'identifier les situations et les facteurs incitant un médecin généraliste à recourir au SMUR. Méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective et observationnelle sur le département des Bouches-du-Rhône entre le 1er mai et le 31 décembre 2017. Étaient inclus les médecins généralistes ayant demandé l'intervention d’un SMUR dans leur cabinet. À l'aide de la relève du SAMU, nous avons pu identifier ces médecins généralistes auxquels nous avons envoyé un questionnaire. Résultats : Trois cent soixante-seize interventions du SMUR ont été incluses et 166 médecins généralistes ont complété le questionnaire. Les motifs d'appel étaient par ordre de fréquence : les douleurs thoraciques, les détresses respiratoires et les troubles du rythme. Le taux de médicalisation de l'ensemble de notre étude était de 54 % contre 40 % tous lieux d'interventions confondus. Les médecins avaient appelé le SAMU dans le souhait d'un transport médicalisé dans 97 % des cas. Ils souhaitaient également l'apport de matériel et/ou la réalisation de gestes. Différents sous-groupes ont été créés. Les médecins formés à l'urgence avaient un taux de médicalisation de leurs patients significativement plus élevé. Ils étaient mieux équipés au cabinet et réalisaient plus de gestes avant l'arrivée du SMUR (p < 0,05). Conclusion : Cette étude montre la fréquence des motifs cardiologiques dans les consultations urgentes et graves chez les médecins généralistes. La formation ainsi que l’équipement au cabinet sont importants pour optimiser le recours au SMUR et la prise en charge de ces patients. L'arrêt de la capacité de médecine d’urgence soulève le problème d'accès aux formations du médecin généraliste, qui reste le premier maillon dans la prise en charge d'un patient.
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