Monographie

La violence politique : vue par les historiens du Moyen- à l'Extrême-Orient / sous la direction de Anne Cheng et Henry Laurens ; édité par Sanchit Kumar

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • La violence politique : vue par les historiens du Moyen- à l'Extrême-Orient / sous la direction de Anne Cheng et Henry Laurens ; édité par Sanchit Kumar
  • Avant-propos Anne Cheng
  • Introduction Henry Laurens
  • Violences politiques au Moyen-Orient : le legs perpétuellement reconstitué d’inégalités mondiales Eberhard Kienle
  • “Gravement préoccupé par l’escalade de violence” : violence et relations internationales au Moyen-Orient Manon-Nour Tannous
  • Violence en bord d’Euphrate Matthieu Rey
  • Un impérialisme non violent ? Une généalogie euro-asiatique du panasiatisme indien (1947-1889) Pierre Singaravélou
  • Les sources primaires des officiers japonais lors du massacre de Nankin : la construction du corpus, sa typologie, les débats Arnaud Nanta
  • Viêt-Nam, de la “guerre du peuple” à la “guerre civile révolutionnaire” : discours et pratiques polémologiques François Guillemot
  • La Flèche de l'intelligence ou le filet de la loi : la tentation légiste en Chine Olivier Boutonnet
  • La civilisation des mœurs comme programme politique dans la Chine post-maoïste : quelques pistes pour un programme de recherche Victor Louzon-Benrekassa
  • Comment accepter l'idée d'un génocide ? Marie Holzman
  • Une impossible paix ? Claude Romano
  • Paris : Maisonneuve & Larose, nouvelles éditions : Hémisphères éditions, DL 2023
  • 1 volume (299 pages) : illustrations en noir et blanc, couverture et jaquette illustrées en couleurs ; 24 cm
  • 978-2377-01181-0
  • 9782377011810 broché sous jaquette
  • 303.620 95
  • Ouvrage issu d'un colloque tenu au Collège de France en juin 2022
  • Ouvrage publié avec le soutien du Collège de France
  • Couverture à rabats comprenant le sommaire de l'ouvrage ainsi que deux biographies succinctes des auteurs
  • Bibliographies en fin de contributions. Notes bibliographiques en bas de page
  • "Dans l’imaginaire européen subsistent des relents de l’orientalisme dénoncé par Edward Said, avec à la clé une dichotomie implicite entre, d’un côté, un « Moyen-Orient » volontiers perçu comme le terrain par excellence de la violence politique, voire comme le foyer de fanatismes congénitalement dressés contre toutes les valeurs les plus chères à l'Occident et, de l'autre, un « Extrême-Orient » où tout ne serait qu’ordre et beauté, luxe, calme et prospérité. Or, ces deux représentations opposées relèvent pourtant d’un même type de fantasmagorie dont cet ouvrage, fruit d’un colloque qui s’est tenu en 2022 au Collège de France, se propose de montrer le caractère anhistorique et idéologique. Un premier colloque (juin 2019) avait déjà tenté de montrer l’illusion d’optique et les préconceptions orientalistes qui font encore croire à une Chine « harmonieuse », à un Japon « esthétique » ou à une Inde « non violente ». À l'inverse, l’Orient arabe apparaît aujourd’hui comme une « terre de sang » d’où rayonne la violence sous forme de terrorisme dans les autres régions du monde. Les événements récents montrent bien que ce n’est pas une réputation usurpée. Pourtant la violence n’est pas innée dans cette région mais le produit d’une série de facteurs dont la convergence aboutit à la constitution de systèmes autoritaires de plus en plus conservateurs et kleptocratiques, jouant sur l’antiterrorisme pour justifier la répression des oppositions. Or, ce diagnostic porté sur l’Orient « moyen » n’épargne pas totalement l’Orient « extrême » qui donne à première vue l’impression d’un monde relativement moins agité et plus prospère. À quel prix certains poids lourds de la région, à commencer par la Chine, maintiennent-ils sur leur population, notamment leurs minorités, un semblant d’ordre et de stabilité."
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