Monographie
Pont-de-l'Arche et le fort d'Alizay-Igoville, Eure : les fortifications de la Seine normande, de l'âge viking à la guerre de Cent Ans / sous la direction de Vincent Carpentier et Cyril Marcigny ; [avec les contributions de Yves-Marie Adrian, Bruno Aubry, Clément Bataille... et al.]
Type de contenu
- Texte
- Image fixe
Type de médiation
- sans médiation
Type de support
- Volume
Titre(s)
- Pont-de-l'Arche et le fort d'Alizay-Igoville, Eure : les fortifications de la Seine normande, de l'âge viking à la guerre de Cent Ans / sous la direction de Vincent Carpentier et Cyril Marcigny ; [avec les contributions de Yves-Marie Adrian, Bruno Aubry, Clément Bataille... et al.]
Auteur(s)
Autre(s) auteur(s)
Publication
- Caen : Presses universitaires de Caen, 2023
Description matérielle
- 1 volume (375 pages) : illustrations en noir et en couleurs, cartes, plans, couverture illustrée en couleurs ; 29 cm
Collection
- Publications du CRAHAM Série antique et médiévale 2491-8423
ISBN
- 978-2-38185-190-7
EAN
- 9782381851907
Appartient à la collection
- Publications du CRAHAM. Série Antique et médiévale 2491-8423
Classification décimale Dewey
- 944.242 22e édition
Note(s)
- En 2010-2011, l'Inrap a mené des fouilles préventives sur une trentaine d'hectares en berge de Seine, à Alizay et Igoville, face à Pont-de-l'Arche (Eure). La longue séquence d'occupation inaugurée à la Préhistoire se conclut à l'époque carolingienne (862) par la construction d'un pont fortifié interdisant aux Vikings la remontée vers Paris. En 2010, la fouille de l'une des fortifications gardant les têtes de ce pont, sur un peu plus de 4 hectares, a permis de prolonger les recherches antérieures de l'archéologue britannique Brian Dearden. Le rempart formant l'angle nord-est de ce castrum quadrangulaire comprend, dans son dernier état, trois fossés talutés, larges de 15 à 20 mètres pour 4 à 5 mètres de profondeur. Le plus ancien talus, daté du IXe siècle, intègre un poutrage de chêne qui l'apparente au murus gallicus et trouve divers parallèles dans la poliorcétique du haut Moyen Âge. Le comblement des fossés a livré un abondant mobilier, essentiellement métallique, dont la chronologie renvoie aux occupations successives de la forteresse dans la seconde moitié du IXe siècle, aux XIIe-XIIIe puis aux XIVe-XVe siècles. Au second Moyen Âge se rapporte notamment une exceptionnelle série de méreaux, en lien avec le chantier du pont fortifié. À l’intérieur de l’enceinte ont été mis au jour de grands fours culinaires, des fosses et quelques bâtiments sur poteaux du IXe siècle. S’y ajoutent deux petits groupes funéraires formés d’une majorité de locaux, femmes et enfants, avec quelques jeunes hommes d’origine extérieure, vraisemblablement des colons militaires (haistaldi) évoqués par les textes. Tous présentent une usure squelettique compatible avec l’hypothèse d’une population modeste affectée au chantier. Ces données de fouille se prolongent par l’étude des fortifications médiévales et modernes de Pont-de-l’Arche, et notamment celles du temps de Philippe Auguste. L’ensemble restitue ainsi l’histoire de la mise en défense de la Seine depuis les grands raids vikings jusqu’aux Temps modernes.
Note sur les bibliographies et les index
- Bibliographie pages [329]-357. Webliographie page 357. Notes bibliographiques de bas de pages
Sujet - Nom commun
Sujet - Nom géographique
Lien copié.
Build V.5.2.2 - 2ecb916194 (29/04/2026 07:35:08)