Thèse

Évaluation des pratiques et de la formation à la microchirurgie dans le service de santé des armées françaises / Ammar Ghabi ; sous la direction du Professeur Laurent Mathieu, directeur de thèse

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • Évaluation des pratiques et de la formation à la microchirurgie dans le service de santé des armées françaises / Ammar Ghabi ; sous la direction du Professeur Laurent Mathieu, directeur de thèse
  • 2020
  • 1 volume ([54] p., avec un questionnaire de thèse [4] f.) : illustrations en couleurs ; 30 cm
  • Bibliographie p. [47-52] (60 réf.)
  • Thèse d'exercice Médecine Université Paris13 2020
  • Mémoire de DES Chirurgie générale Université Paris13 2020
  • " Le modèle de simulation microchirurgicale proposé semble pertinent pour la formation initiale des internes de chirurgie militaires. Il permet une progression technique rapide constituant une excellente préparation, voire un complément utile à la formation classique sur l’animal. Cet outil simple et facilement disponible pourrait aussi s’appliquer à la formation continue des chirurgiens orthopédistes militaires n’ayant qu’une pratique occasionnelle de la microchirurgie en missions extérieures. Ce travail de thèse répond à un besoin de prise en charge des blessés militaires le plus efficace possible malgré une problématique logistique propre à nos conditions d’exercice. Ce travail original a tout d’abord évalué les besoins ressentis en microchirurgie par les orthopédistes du SSA, puis il a évalué des procédés visant à améliorer les conditions d’exercice en OPEX et la formation des chirurgiens à ces techniques sophistiquées. La première étude révèle une pratique régulière des techniques microchirurgicales dans les formations chirurgicales de l’avant françaises, qui concerne surtout le traitement des plaies de main. Ces procédures ont été réalisées par des chirurgiens orthopédistes formés à la pratique de la microchirurgie avec des équipements limités. Le sondage effectué auprès des chirurgiens orthopédistes militaires montre une pratique régulière ou occasionnelle de la microchirurgie pour la plupart d’entre eux, ainsi que l’expression d’un besoin concernant l’équipement des structures chirurgicales de l’avant en un matériel microchirurgical minimal. La troisième partie de ce travail de thèse a démontré que la réalisation d’anastomoses d’artères digitales sous loupes grossissantes est possible mais avec une qualité inférieure à celle du microscope, et donc avec un risque de thrombose secondaire plus élevé. Ainsi, les loupes permettent la prise en charge des revascularisations digitales en situation sanitaire dégradée sous réserve d’une pratique régulière de la microchirurgie. En revanche, à l’heure actuelle, l’utilisation de smartphones ne permet pas la réalisation de réparations micro vasculaires chez le modèle vivant. Ils restent néanmoins un outil de simulation intéressant au début de l’apprentissage de la microchirurgie. Les loupes grossissantes seraient donc le matériel à privilégier pour l’utilisation des techniques microchirurgicales en situation sanitaire dégradée pour les orthopédistes militaires. Dans la dernière partie de ce travail de thèse nous avons testé un protocole d’entrainement à la microchirurgie pour les chirurgiens militaires en formation en utilisant les loupes grossissantes. Ce protocole d’entrainement semble un modèle satisfaisant qui peut permettre une première approche de ces techniques ou peut servir à l’entretien des compétences techniques chez les orthopédistes séniors n’ayant pas de pratique régulière de la microchirurgie. Au total, du fait de la fréquence des plaies de main en OPEX tout chirurgien orthopédiste militaire se doit d’avoir une maitrise des techniques microchirurgicales de base. L’apprentissage de la microchirurgie devrait donc être obligatoire dans le cursus de formation initiale. Cela permettrait de limiter le risque de perte de chance pour les patients pris en charge en contexte sanitaire dégradé, voire de permettre, dans certaines situations exceptionnelles, la réalisation de replantations ou revascularisations digitales. L’équipement nécessaire à l’utilisation des techniques microchirurgicales ne fait pas encore partie des dotations en OPEX et, la plupart du temps, les chirurgiens déployés utilisent leur propre matériel. Il semble donc également nécessaire d’équiper les structures chirurgicales de l’avant en lunettes grossissantes et kits d’instruments microchirurgicaux."
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