Monographie
Claude Dalbanne (1877-1964)
Titre(s)
- Claude Dalbanne (1877-1964)
Auteur(s)
Autre(s) auteur(s)
Editeur, producteur
- Audin, 1966
Classification décimale Dewey
- 750
Résumé ou extrait
- Claudius (dit Claude) Dalbanne est un peintre de formation, bibliographe, historien, illustrateur, graveur et figure de l'érudition lyonnaise. Il nait à Lyon le 16 octobre 1877 et meurt dans la même ville le 3 juin 1964 à l'âge de 86 ans. Il est conservateur du musée Gadagne1 entre 1936 et 1955, ainsi que le fondateur du musée des arts de la marionnette de Lyon en 19502. Il fait partie du groupe de peintres lyonnais des Ziniars Un peintre et un graveur trop méconnu. Formé dans l'atelier de Jean-Paul Laurens, il expose dès le début du XXème siècle à Paris et à Lyon. Marqué d'abord par l'académisme et les grandes fresques à la Puvis de Chavanne (voir Musée des Beaux-Arts, Les Parques, 1907), il se rapproche de l'avant-garde dans les années d'après-guerre. A Lyon, il collabore à la revue Promenoir, d'inspiration dadaïste, créée en 1921 et animée par Pierre Deval, Jean Epstein, et Jean Lacroix. Il participe à l'aventure Ziniar entre 1920 et 1921. A Paris, il oeuvre notamment aux éditions de La Sirène, fondées en 1917 par Paul Lafitte, qui publie des ouvrages de Blaise Cendrars, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Jean Cocteau, illustrés par Picasso, Fernand Léger, André Lhote, Raoul Dufy, etc. Dalbanne est chargé de la composition et de la typographie de Bonjour Cinéma, de Jean Epstein, publié en 1924. L'influence de la musique le mène ensuite à de grandes compositions dynamiques et expressives (Le quatuor de Debussy, 1924, huile sur toile, musée Dini). Erudit, il devient conservateur du Musée historique de Lyon de 1936 à 1955, publie alors des articles sur l'imprimerie et crée le musée de la marionnette. Dalbanne a fait l'objet d'une exposition rétrospective au Musée Gadagne en 1966. Son oeuvre gravé mérite une certaine considération. Ses sujets principaux relèvent d'un académisme certain, avec des sujets mythologiques (Orphée et Orithye), des scènes faunesques, des nus qu'il faut lire comme des allégories (le baiser, la douleur, l'amour ...), des maternités. Aucune gravure ne relève nettement du champ religieux. On trouve peu de paysages (trois planches seulement, contrairement à ce que montre sa pratique fréquente du dessin), et deux natures mortes. S'il faut dégager les tendances de son style, on peut mettre en exergue son trait. Dalbanne aime jouer avec les formes : il penche vers la courbe, l'ondulation, le mouvement. Sa plume ou sa pointe accentue les courbes des corps ; il aime les corps rapprochés, enchevêtrés, formant une masse confuse ; les amoncellements de nudités, multipliant les courbes, les tensions, les torsions, conduisent parfois à l'illisibilité. Parallèlement, de trop rares planches, avec les mêmes sujets, témoignent de son intérêt pour une pratique plus futuriste, suggérée par les avant-gardes de son temps, dadaïstes ou cubistes.
Sujet(s)
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