Monographie
1940 [Mille neuf cent quarante] : l'effondrement [Texte imprimé] ; Henri de Wailly
Type de contenu
- Texte
Type de médiation
- sans médiation
Titre(s)
- 1940 [Mille neuf cent quarante] : l'effondrement [Texte imprimé] ; Henri de Wailly
Auteur(s)
Editeur, producteur
- [Paris] : Perrin, 2000
- (18-Saint-Amand-Montrond; Bussière Camedan impr.)
Description matérielle
- : 22 x 14 cm
- 409 p.
ISBN
- 2-262-01490-6
Autre variante du titre
- [Mille neuf cent quarante, l'effondrement.]
Classification décimale Dewey
- 944.081 6 23
Note(s)
- Ecole Navale de Lanvéoc-Poulmic - Bibliothèque : Fiche de lecture rédigée en février 2003 Henri de WAILLY 1940 l'effondrement Paris, Perrin, février 2000, 411 p. ISBN : 2.262.01490.6 Thème : L'auteur retrace l'évolution politique, diplomatique, militaire, économique, comportementale et psychologique des Français d'août 1939 à juillet 1940. Il relate l'action des différents grands décideurs politiques et militaires, la réalité des décisions qu'ils ont prises, dans leur contexte, pendant cette période. Il met en évidence l'attitude d'une grande majorité de Français face à la guerre sur leur territoire. Mots-clefs : Allemagne - Armée - Armistice - Aviation - Bombardements - Débâcle - Exode - France - Guerre - Invasion - Mobilisation - Mort - Réfugiés - Société. Particularités : pas de préface, indications bibliographiques et index en fin d'ouvrage ; le texte est écrit sous forme de récit, qui fait intervenir les personnages tour à tour. 1940 : Une débâcle, non seulement militaire, mais aussi administrative et morale Henri de Wailly veut nous montrer qu'au-delà de la défaite militaire, dont les responsables sont avant tout politiques, à cause d'un attentisme certain et d'une diplomatie hésitante, l'outil administratif n'est pas du tout préparé pour gérer, voire enrayer une guerre. Certes, les options militaires des Allemands sont d'une grande efficacité mais les grands organes de l'État, que sont les préfectures, la police, la gendarmerie, les services hospitaliers et autres administrations, ne vont pas assumer leur rôle de gardiens de l'ordre au moment où la situation va sérieusement se gâter. La panique qui va s'emparer des populations va sembler totalement irréelle, l'exode qui va suivre et l'attitude de sauve-qui-peut, surtout moi-même, va être portée à son paroxysme dans un pays devenu sans foi ni loi. Il faudra relever le pays. Pourquoi la défaite ? Cet ouvrage veut donner une vision objective des réelles raisons qui ont précipité la France vers l'humiliante défaite de juin 1940. Il apparaît que les hauts responsables de l'Éat n'ont pas anticipé les évènements depuis de nombreuses années, que la lutte des hommes de pouvoir n'a rien arrangé. La population n'est pas du tout préparée au pire ; l'état d'esprit, le moral et la morale des Français ne sont pas des meilleurs. Les décisions politiques, une préparation imparfaite et une stratégie militaire dépassée vont conduire les forces armées vers la défaite. Sa lecture est prenante, la transcription fidèle des paroles des hommes nous fait imaginer la réalité de l'époque. Courage, fuyons ! ! ! L'absence d'informations, la présence d'étrangers de plus en plus nombreux, le silence des élus, le sentiment d'impuissance vont créer un climat d'angoisse croissante. La population ne sait rien. Personne ne croit aux journaux. Dès le 10 mai, où la guerre cesse d'être drôle, la confiance se défait. (p.153) ; Le président du Conseil demande alors à Weygand, commandant de l'armée, de se rendre. Ainsi, débarrassé du devoir de trancher, le gouvernement sera-t-il déchargé de ses responsabilités. Weygand, naturellement, s'insurge : la conduite de la guerre n'appartient pas aux militaires, mais aux politiques. C'est au gouvernement qui a décidé d'ouvrir les hostilités qu'il appartient de les clore. C'est son devoir. Weygand, pour sa part, s'y refuse. (p.270) ; C'est évident : l'hémorragie qui vide la France devait être arrêtée d'urgence. L'armistice, c'était un garrot. Le contester, c'est très beau, très courageux, très politique mais, pour les populations, cela relève d'un acharnement incompréhensible. Pour que la France se redresse, il faut d'abord qu'elle souffle, se remette, réunisse un peu de forces. (p 312) ; Inexistence de l'État, absence de police : qui sont les vrais coupables, s'il fallait en trouver ? Le voleur ou le gendarme ? Celui qui profite ou celui qui s'en va ? En appliquant le droit aux pillards de juin, les autorités se donnent une contenance. Ouvrir un code, en septembre 1940, est un acte de sauvetage ; (p
- Index
- Bibliogr.
Résumé ou extrait
- H. de Wailly restitue l'effondrement de la France en mai-juin 1940 dans toutes ses dimensions : pas seulement militaire, mais civile, administrative, morale.
Sujet(s)
Sujet - Nom commun
Sujet - Nom géographique
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