Monographie

Philosophie de la mode

  • Texte
  • sans médiation
  • Philosophie de la mode
  • Philosophie der Mode
  • Paris : Éd. Allia, 2013
  • (impr. en UE)
  • 1 vol. (58 p.) : couv. ill. ; 17 cm
  • 978-2-84485-705-7
  • 979-10-304-2259-7
  • 979-10-304-1769-2
  • 9782844857057
  • 9791030422597 réimpr. 2019
  • 9791030417692 réimpr. 2023
  • 391 23
  • Trad. de : "Philosophie der Mode"
  • Stilettos, sweat en néoprène Marc Jacobs, mini-short fluide en mousseline, chignon bas. La mode a ceci d'original qu'elle ne confère nulle utilité pratique aux choses utiles, en l'occurrence se chausser et se protéger du froid. Elle est fondamentalement arbitraire. Et c'est ainsi qu'elle exerce pour Simmel son empire. Elle n'est pas un besoin vital mais un besoin social. Ou, plutôt, elle résulte de deux besoins sociaux contradictoires : l'instinct d'imitation et l'instinct de différenciation. L'homme manifeste dans le choix de ses vêtements son appartenance à un groupe. Il s'adapte à travers eux au rôle que lui assigne la communauté dans laquelle il vit. Mais dans le même temps, il ressent le besoin de se différencier, d'accuser au cour de la société son individualité. Adopter un style d'une autre communauté, c'est d'emblée se détacher de son groupe d'origine. En raison de la variété de ses contenus, la mode d'aujourd'hui affirme sa singularité par rapport à celles d'hier et de demain. Mais elle le fait d'autant mieux qu'elle marque ainsi la différence de classes. D'après Simmel, la classe moyenne serait la plus sensible à ses caprices. Prompte au changement, elle se reconnaît dans ce qui est le moteur de la mode : créer un présent sans cesse mouvant, comme toute marchandise. [Source : éditeur]
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