Monographie

Quand les socialistes français se souviennent de leurs guerres : mémoire et identité (1944-1995) / Noëlline Castagnez ; préface de Jean-François Sirinelli

  • Texte
  • sans médiation
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  • Quand les socialistes français se souviennent de leurs guerres : mémoire et identité (1944-1995) / Noëlline Castagnez ; préface de Jean-François Sirinelli
  • Quand les socialistes français se souviennent de leurs guerres mémoire et identité (1944-1995) Noëlline Castagnez 2025 Rennes Presses universitaires de Rennes Histoire 978-2-7535-9947-5
  • Rennes : Presses Universitaires de Rennes, DL 2021
  • 1 vol. (477 p.-XVI p. de pl. en noir et en coul.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 24 cm
  • Histoire
  • 978-2-7535-8255-2
  • 9782753582552
  • Histoire (Rennes) 1255-2364
  • 320.244 074
  • Publié avec le soutien de l'université d'Orléans, du laboratoire POLEN de l'université d'Orléans et de la fondation Jean-Jaurès
  • Bibliogr. p. 439-454. Notes bibliogr. Index
  • Pourquoi la mémoire est-elle au coeur de l'identité des socialistes ? Et comment participent-ils à la mémoire collective des Français au second XXe siècle ? Cultiver le souvenir de leurs guerres, tant celles où ils ont combattu en patriotes que celles où ils ont défendu leur idéal, ne flatte pas toujours leur narcissisme et relève parfois du masochisme. Si la Révolution française, la Commune, le Front populaire et la Résistance sont des lieux de mémoire qu'ils chérissent, la guerre d'Espagne leur laisse un goût amer, et l'Algérie un sentiment de honte qui les disperse en 1958. François Mitterrand, qui a toujours su recomposer son propre passé, fait le tri dans leurs mémoires à partir de 1971. Héroïsant les uns - Jaurès et Blum - bannissant les autres - Paul Faure et Guy Mollet - il homogénéise le parti d'Epinay et en fait un instrument de conquête. Alors pourquoi, après mai 1981, les nouvelles générations ne peuvent-elles comprendre sa politique mémorielle ? Jouant sur les échelles, ce livre confronte la mémoire des directions successives du PS avec celles de ses fédérations, municipalités et territoires. Pour la première fois, il saisit un processus majeur d'acculturation des militants au socialisme en étudiant leurs commémorations, leurs symboles, les monuments et toponymes qu'ils ont durablement inscrits dans nos paysages. En comparant enfin leurs pratiques mémorielles avec celles de leurs adversaires, cet ouvrage remet en cause le monopole des communistes et des gaullistes sur notre mémoire d'après-guerre.
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