Monographie

André du Bouchet

  • André du Bouchet
  • Nikolaï Zabolotski
  • Paris : Europe, DL 2011
  • 1 vol. (380 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm
  • Revue europe 986-987 0014-2751
  • 978-2-35150-041-5
  • Revue europe 986-987 0014-2751
  • 848
  • Bibliogr. sur André du Bouchet p. 233-237. Notes bibliogr.
  • Air / Victor Martinez. - Une relation perdue / Didier Cahen. - La volonté de prendre des risques / Paul Auster. - Mise en terre d’A.d.B. / Dominique Grandmont - TRADUIRE LE MONDE : Demain diamant / Clément Layet. - Pour une poétique de la présence et du présent / Chantal Colomb-Guillaume. - Matière à route puisée dans les Carnets / Antoine Emaz. - Je suis sur les traces d’un autre / André du Bouchet. - Le voyage / André du Bouchet. - LE DEHORS AUX LEVRES : Le sens du dehors / Stéphane Baquey. - D’un jet de pierre, couper court / Sébastien Hoët. - Dans l’air insensé / Thomas Augais. - Gréement de la réalité / André du Bouchet. - Tal Coat, les coupes d’horizon / André du Bouchet. - TUMULTES DE LA LANGUE : L’événement / Victor Martinez. - Le poème différé ou l’effet Jivago / Jean-Patrice Courtois. - Ce qui demeure illisible / Pierre-Yves Soucy. - Du Bouchet, "l’obscur" / Christian Le Guerroué. - Le passé fixé par la lumière n’existe que dans le futur / François Rannou. - Dans l’entre-deux des langues et du monde / Michel Collot. - Un poème du comte de Villamediana / André du Bouchet. - LA POIGNEE DE MAIN : Autour d’une rencontre entre Paul Celan et André du Bouchet / Bernard Böschenstein. - Entre Hölderlin et Celan / Jean Bollack. - "...vivant et redevable à la Poésie" / Bertrand Badiou
  • André du Bouchet fut l'un des plus grands poètes de l'après-guerre. Il a notamment publié une vingtaine de recueils et de monographies d'artistes peintres, et tenu presque quotidiennement des carnets de notes qui rythmaient ses marches dans les paysages du Vexin et de la Drôme. Non destinés à la publication, ces ensembles parurent pourtant du vivant de l'auteur. Clément Layet nous faire découvrir les carnets de jeunesse tenus entre 1949 et 1955, années qui correspondent à la formation intellectuelle de du Bouchet de retour d'exil aux États-Unis suite à la débâcle de 1940 qui le marqua profondément. Il a tout juste vingt ans et s'efforce comme les autres de survivre dans le chaos tout en intégrant dans son travail qui émerge peu à peu de ses notes éparses le vacillement de la catastrophe endurée car "tout a été dit/mais il faut sans cesse le répéter/comme on respire (1951). C'est dans cet atmosphère que s'élabore sa création, André du Bouchet forge sa poétique qui cherche à saisir l'intact secret de la nature parcourue et livre le moins possible de soi, préférant la rencontre avec les éléments et les sensations qui en découlent : l'eau, le froid mais surtout le feu (Dans la chaleur vacante en 1961 ; Où le soleil en 1968) et le vent (Air, son premier recueil en 1951... ; Alors que chaque élément arraché au réel est notifié avec sa date exacte, le poète semble progressivement s'effacer, comme si toute allusion biographique ou topographique devait disparaître dans l'air devenu du coup plus respirable, car délesté de tout impératif à dire, excepté le silence et la profusion du monde
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