Thèse

Préservation de l'état de santé et de la sécurité en altitude : la restriction de sommeil impacte-t-elle les réponses cognitives à l'hypoxie ? / Ulysse Comte ; [sous la direction de] Pierre Fabriès

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  • Préservation de l'état de santé et de la sécurité en altitude : la restriction de sommeil impacte-t-elle les réponses cognitives à l'hypoxie ? / Ulysse Comte ; [sous la direction de] Pierre Fabriès
  • Préservation de l'état de santé et de la sécurité en altitude : la restriction de sommeil impacte-t-elle les réponses cognitives à l'hypoxie ? Ulysse Comte 2026
  • 2026
  • 1 volume (19-66 feuillets) : illustrations ; 30 cm
  • Bibliographie feuillets 53-59 (98 références)
  • Thèse d'exercice Médecine Paris-Saclay 2026
  • La restriction de sommeil altère la mémoire de travail en hypoxie : la combinaison des contraintes doit-elle être prise en compte pour la sécurité aérienne ? La mémoire de travail (MT) est une fonction centrale dans la conscience de situation et la sécurité des vols. L’effet d’une restriction de sommeil (RS) sur la MT en hypoxie normobare (HN) demeure méconnue. Cette étude a examiné comment une nuit de RS impacte la MT en HN modérée.Dix-sept volontaires masculins sains ont été exposés à une HN simulant une altitude de 3500m (FIO2=13,6%), après une nuit de sommeil habituel (HS) (>6 h) et après une nuit de RS (≤3 h). La MT a été évaluée par le test N-Back (0-, 1- et 2-Back) à T+30 et T+240 minutes d’exposition HN. La saturation pulsée en oxygène (SpO2) et la fréquence cardiaque (FC) ont été enregistrées en continu.À T+30 min, la précision est significativement diminuée après la RS pour tous les niveaux du N-Back (0- Back: 95,8±4,0 vs 98,2±1,6%, p=0,018; 1-Back: 93,6±5,8 vs 98,0±1,8%, p=0,002; 2-Back: 91,0±7,2 vs 94,4±4,5%, p=0,006). Les temps de réaction (TR) sont simultanément allongés (p<0,05). À T+240, l’altération persiste principalement au 1-Back. Il n’y avait pas de différence significative de SpO2 dans les deux conditions, mais une augmentation de la FC après RS. En HS, plusieurs TR sont positivement corrélés à la FC. Une seule nuit de RS suffit à impacter la MT dès 30 minutes d’exposition à l’HN modérée. Les mécanismes pourraient être centraux. Ces résultats plaident pour une prise en compte conjointe des contraintes dans l’évaluation du risque aéronautique, notamment lorsque l’utilisation de l’oxygène n’est pas systématique.
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