Monographie

On l'appelait le "Crabe-Tambour" : le destin du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume

  • On l'appelait le "Crabe-Tambour" : le destin du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume
  • Paris : Perrin, impr. 2006
  • 1 vol. (332 p.-[8] p. de pl.) : ill., couv. ill. ; 24 cm
  • 978-2-262-02341-6
  • 1ère Partie. De l'école navale à l'Indochine. - 2ème Partie. Guerre totale au Viêt-Minh. - 3ème Partie. L'Algérie française. - 4ème Partie. La fin d'un monde avec l'OAS
  • Certains hommes ont une vie, d'autres un destin. Pierre Guillaume est de la famille des seconds. Il a subi la Seconde Guerre mondiale à la place qu'avait pour lui choisie son père, général aux ordres du maréchal Pétain, celle d'un jeune homme de bonne famille dévoué au service des déshérités. À sa sortie de l'Ecole navale, il découvre l'Indochine en 1947. Jouant à pile ou face sa vie sur les fleuves et dans la marais insalubres, pile la mort, face la destruction de l'ennemi dans l'espoir de garder à la France une parcelle de son Empire que le monde entier semblait alors enclin à lui disputer. À jamais marqué par ces aventures, ne tenant aucun compte des consignes prudentes des états-majors résignés à la défaite, Pierre Guillaume participe en 1954 à l'évacuation des populations catholiques du Tonkin vers Saigon. Ne pouvant se détacher de l'Indochine, il sert au Laos jusqu'en 1956 et c'est à bord d'un voilier de huit mètres de long qu'il décide de rentrer en Europe. À bout de forces, il fait naufrage en novembre 1956 sur la côte d'Afrique. À demi prisonnier et à demi gourou de la tribu somalienne qui l'a recueilli, c'est presque à contrecoeur qu'il regagne la France lorsque la Marine retrouve sa trace. Le 22 mars 1957, alors que son frère Jean-Marie, un ancien d'Indochine comme lui, est tué à la tête d'un commando de parachutistes en Algérie, il se porte volontaire pour prendre sa relève. Devenu para à son tour, il poursuit le combat de son frère sans jamais douter de sa légitimité. La politique algérienne du général de Gaulle évoluant vers l'inévitable indépendance des Algériens, Pierre Guillaume prend une part active au putsch d'avril 1961. Condamné, puis libéré, c'est dans les rangs de l'OAS qu'il reprend le combat pour l'Algérie française moribonde. À nouveau arrêté, il reste cette fois en prison jusqu'en 1968. L'épreuve n'ayant pas entamé ses convictions, il se lance avec la naïveté du scout qu'il fut. [4e de couv.]
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