Monographie

La médecine et la chirurgie des pauvres : Qui contiennent des remèdes choisis, faciles à préparer et sans dépense pour la plupart des maladies internes et externes qui attaquent le corps humain

  • La médecine et la chirurgie des pauvres : Qui contiennent des remèdes choisis, faciles à préparer et sans dépense pour la plupart des maladies internes et externes qui attaquent le corps humain
  • Paris : P.Didot, 1749
  • 557 p.+18 de table : rel.; in 12 ̊
  • XVIII ème siècle
  • 1re éd. de 1714 selon Barbier III/100
  • Sur Dom Nicolas Alexandre, bénédictin et médecin français du XVIII siècle,on ne sait rien de sa vie, mais la lecture de ses ouvrages, qui ont eu beaucoup de succès et de nombreuses éditions, nous le montre comme un excellent praticien de campagne. Dans lavertissement qui précède chaque édition, dom Nicolas Alexandre défend ainsi son choix :« Le titre de ce recueil fait connaître le dessein quon a eu en le faisant imprimer, qui a été de fournir aux pauvres, sur-tout à ceux de la campagne, qui languissent ou meurent, étant privés des secours que ceux des villes reçoivent des personnes charitables, des moyens sûrs et aisés de se soulager dans leurs infirmités; ces remèdes étant tirés, ou des aliments et des animaux domestiques, ou des plantes quils trouveront facilement dans les jardins et dans les champs. On sattend bien quétant composés dingrédients communs, et même dégoûtants, ils seront méprisés et rejetés par les riches, et par les personnes qui affectant en tout des airs de grandeur, même jusques dans lusage des remèdes, nestiment que ceux dans lesquels il nentre que des drogues rares, venues des Indes, et à grands frais, et dont cependant très-souvent leffet le plus sensible est de vider leur bourse sans leur rendre la santé, pendant que les gens du commun se guérissent promptement et parfaitement des mêmes maladies par des remèdes simples et familiers, que leurs médecins nosent souvent leur proposer, ou par crainte de blesser leur vanité et leur délicatesse, ou de passer eux-mêmes pour des médecins à remèdes de bonnes-femmes; car cest ainsi quon les appelle pour les rendre méprisables, quoiquil arrive tous les jours que des malades, après avoir usé très-longtemps et inutilement des compositions les plus pompeuses de la Médecine sont guéris promptement par un remède indiqué par un paysan ou par une femmelette".
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