Monographie
Nos mitrailleuses n'ont pas tiré : journal d'une section de D.A.T. de la région parisienne, février juin 1940 / J.-M. Aimot
Type de contenu
- Texte
Titre(s)
- Nos mitrailleuses n'ont pas tiré : journal d'une section de D.A.T. de la région parisienne, février juin 1940 / J.-M. Aimot
Auteur(s)
Adresse bibliographique
- Paris : Fasquelle, 1941
Description matérielle
- 1 vol. (211 p.) ; 18 cm
Note(s)
- DAT = Défense aérienne du territoire
Résumé ou extrait
- Mobilisé le 24 février 1940, Jean-Marie Aimot rejoint une section de la 6e compagnie de D.A.T. (Défense aérienne du territoire) déployée en région parisienne. Journaliste de formation, l'auteur organise son récit en 28 épisodes relatant son périple jusqu'à sa démobilisation à la fin juin 1940. Il décrit des camarades constamment avinés et un commandement défaitiste dans une période d'inactivité, sans combat, sans avions, mis à part ceux qui volent très haut pour lancer des tracts. Le matériel, hors d'usage, et les mitrailleuses obsolètes dont il a la charge ne peuvent en aucun cas atteindre des bombardiers à 5 ou 6000 m d'altitude. Il rentre de permission le 10 mai 1940 et voit arriver, avec étonnement, les premières colonnes de réfugiés belges et luxembourgeois qui arrivent à partir du 13 mai. Leurs témoignages confortent l'auteur dans l'idée que l'aviation française est totalement impuissante face aux bombardements ennemis Au début de juin, son unité fait mouvement sans connaître sa destination et se mêle aux colonnes de réfugiés sur les routes. Des scènes de pillages se produisent. Les nouvelles arrivent avec parcimonie, ce qui n'empêche pas Aimot de dénoncer le régime politique français (Paul Reynaud), tout en fulminant contre le roi des Belges. A l'écoute de la demande d'armistice du maréchal Pétain, il accuse, les larmes aux yeux, "ceux qui nous ont fait ça". Jusqu'à l'armistice, sa section tente de rejoindre la Loire avec les moyens du bord, jusqu'à ce que, avec un de ses camarades, il se décide à franchir le fleuve dans le secteur de Sully (Loiret). Séparés de leur unité, les deux soldats errent sans affectation. De nombreuses descriptions de civils parsèment le récit (paysans plus ou moins accueillants, civils en plein désarroi, désordre "inextricable" où se mélangent toutes les classes sociales, etc.) avec, ici ou là, des relents antisémites. En attente de démobilisation, Jean-Marie Aimot rejoint Limoges puis sa famille dans le Vaucluse. [Source : EGO 39-45, résumé par Françoise Passera]
Sujet - Nom commun
Forme, genre ou caractéristiques physiques
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