Thèse

Évolution des biais cognitifs en fonction de l’expérience médicale chez les médecins généralistes militaires / Justine Nialon ; dirigée par Mme la Professeure Marion Trousselard

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • Évolution des biais cognitifs en fonction de l’expérience médicale chez les médecins généralistes militaires / Justine Nialon ; dirigée par Mme la Professeure Marion Trousselard
  • 2025
  • 1 volume (119 pages) : illustration ; 30 cm
  • Bibliographie pages 87-97
  • En appendice, choix de documents
  • Thèse d'exercice Médecine Université Paris Cité 2025
  • Objectifs : évaluer les biais cognitifs, en particulier le biais d’angle mort selon l’expérience médicale, la propension à la prise de risque et la fatigue ainsi que leur lien dans le fonctionnement psychocognitif, notamment la pleine conscience. Méthode : étude descriptive transversale par auto-questionnaires en ligne auprès de 199 étudiants en médecine, internes et médecins généralistes militaires. Les participants ont renseigné des données socio démographiques, leur état de fatigue et plusieurs dimensions psychocognitives dont le biais d’angle mort et la propension au risque. Trois groupes ont été constitués selon l’expérience professionnelle et les analyses statistiques ont été réalisées avec un seuil de significativité de p<0,05. Résultats : le biais d’angle mort est présent chez 90% des participants sans différence significative entre groupes selon l’expérience. Les étudiants se distinguent par une empathie cognitive plus faible, des valeurs d’accomplissement et de tradition plus marquées et un profil plus risqueur. Le biais d’angle mort est positivement corrélé à l’empathie, à la pleine conscience et à la bienveillance, et négativement à l’impulsivité et au goût du danger. Le niveau de fatigue n’est pas associé à des différences sur le biais d’angle mort mais les sujets se déclarant les plus fatigués déclarent un niveau de pleine conscience, de sentiment d’efficacité collective et de perception d’action éthique du collectif plus faible. Conclusion : si l’expérience médicale n’influence pas directement le biais d’angle mort, les facteurs psychologiques et contextuels, comme la fatigue, jouent un rôle à considérer. Ces résultats ouvrent des pistes pour la formation des soignants centrée sur la métacognition et la conscience des biais cognitifs.
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