Monographie
Le sens du beau : aux origines de la culture contemporaine
Titre(s)
- Le sens du beau : aux origines de la culture contemporaine
Auteur(s)
Editeur, producteur
- Paris : Librairie générale française, impr. 2011
Description matérielle
- 1 vol. (348 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 18 cm
Collection
- Le Livre de poche. Biblio 4289 0752-0387
ISBN
- 978-2-253-94289-4
Appartient à la collection
- Le Livre de poche. Biblio 4289 0752-0387
Classification décimale Dewey
- 701.17
Note(s)
- Notes bibliogr. Index
Note sur le contenu
- Introduction : La naissance de l'esthétique et la question des critères. - 1ère Partie. La révolution du goût ou l'humanisation de l'art : 1. Sentimentalisme et classicisme : entre le cœur et la raison. - 2. Le moment kantien : le beau, le vrai et l'agréable. - 3. Le moment hégélien : le retour au classicisme et la naissance de l'histoire. - 2ème Partie. Du moderne au contemporain : le retrait du monde : 1. Le moment nietzschéen : les arrière-mondes philosophiques de l'avant-garde. - 2. Naissance et déclin des avant-gardes : la post-modernité
Résumé ou extrait
- Comment vivre bien sans la beauté, sans la multiplicité des symboles et des significations qu'elle offre à nos méditations, à nos conversations ? "Des goûts et des couleurs on ne discute pas", prétend la sagesse des nations. Et pourtant ajoutait Nietzsche, on ne fait que cela ! Sans doute, mais cependant pas depuis toujours. Dans l'Antiquité, la question des critères du Beau ne se posait guère. L'œuvre d'art possédait une certaine objectivité, définie par sa capacité d'incarner à notre échelle les propriétés harmonieuses de l'Ordre du monde, du grand Tout cosmique. Elle s'imposait donc aux hommes comme un "microcosme", doué de qualités incontestables. Le Moyen Age reconduira cette conviction que l'art a pour fonction de mettre en œuvre dans un matériau sensible une vérité supérieure et extérieure à l'humanité, celle de la splendeur des attributs divins. Il faut attendre le XVIIe siècle pour qu'advienne la "Révolution du goût" : l'idée qu'il existe au plus intime du cœur humain un sens du beau et que l'œuvre a pour vocation, non plus d'incarner une vérité, cosmique ou divine, mais de plaire à la sensibilité des êtres humains. Et c'est au XVIIIe siècle, sur fond de cette première laïcisation de la culture, que la philosophie de l'art prendra la forme d'une théorie de la sensibilité, d'une esthétique. L'œuvre n'apparaît plus comme le reflet d'un univers transcendant, mais comme une création de part en part réalisée par et pour les êtres humains. L'auteur et le spectateur, le génie et son réceptacle, deviennent ainsi les deux visages inséparables de cette subjectivisation de la beauté. C'est de cette singulière mutation, à l'origine de toute la culture moderne, que le présent livre tente de retracer l'histoire et de dégager les enjeux. Plus largement, il vise à éclairer nos débats actuels en les situant dans la perspective globale de la sécularisation du monde, de "l'humanisation du divin". [4e de couv.]
Sujet(s)
Sujet - Nom commun
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