Monographie

Le Chemin de croix, 1939-1940 / Jean Albert-Sorel

  • Texte
  • Le Chemin de croix, 1939-1940 / Jean Albert-Sorel
  • Paris : Julliard, 1943
  • 153 p. : pl. ; 17 cm
  • Albert-Sorel rejoint alors la 237e D.I.L., qui se reconstitue grâce à des renforts attendus près de Louviers. Malgré la perte d’une centaine d’hommes, mitraillés par l’aviation allemande dès leur arrivée à la gare, le combat continue. La retraite se poursuit ainsi vers Mortagne-au-Perche, Sillé-le-Guillaume, dans la crainte incessante d’un encerclement. La division passe la Loire à Chalonnes et continue jusqu’à Bergerac à travers les Charentes. Dans sa conclusion, l'auteur reprend l’argumentaire des premières pages : la France doit se reconstruire, se débarrasser de « ses germes étrangers qui sont pour [elle] toxiques » (143), et procéder à une rééducation morale, afin que le pays restaure « l’esprit public », « l’esprit de la Nation » (151). [Source : Résumé par Françoise Passera, EGO 39-45]
  • Jeune officier dans la 5e division d’infanterie motorisée puis dans la 237e division d’infanterie légère, Albert-Sorel s’attache à identifier les causes de la défaite à travers le souvenir des combats auxquels il a participé. Il souligne, dans l’introduction, la décadence morale de la société française, son « cosmopolitisme » (15) et accuse les hommes politiques de la IIIème République et plus particulièrement ceux du Front populaire d’avoir créé une société du « droit aux loisirs » (15). L'auteur s’en prend surtout au commandement de l’Armée française auquel il reproche son organisation centralisée et sa stratégie dépassée. Dans le premier chapitre, consacré à la Drôle de guerre, il dénonce les propos défaitistes de l’arrière, le fonctionnement de l’Armée avec ses « embusqués » (49), et conclut par un hommage aux hommes tués dans la Sarre pendant cette période. Dans les deux chapitres suivants, Albert-Sorel raconte la fulgurante percée allemande entre le 10 mai et le 19 juin 1940. ll met en exergue la faiblesse des moyens de l’Armée française tout en insistant sur la puissance militaire allemande, en blindés, en avions et en hommes. Il raconte, avec une vraie intensité dramatique, la retraite dès le 13 mai : chaque nouveau repli est l’occasion de constater la faiblesse des positions et des moyens de défense installés avec des barrages de fortune. Il souligne tout au long du récit la désorganisation des troupes, la rupture des communications entre régiments, divisions puis corps d’armée, ainsi que le désarroi des réfugiés. Au début de juin, sa division, arrivée près de Dunkerque, réussit à s’embarquer vers Cherbourg puis à regagner Paris pour se reconstituer. Mais la 5e D.I.M., ayant subi des pertes très importantes (seuls 700 hommes répondent à l’appel), est dissoute
Lien copié.
Build V.5.2.2 - 2ecb916194 (29/04/2026 07:35:08)