Monographie

Pratique des défrichemens

  • Pratique des défrichemens
  • Paris : Vve d'Houry, 1760
  • 1 vol. 151,[1] p. : frontis.; in 12 ̊ (petit)
  • XVIII ème siècle
  • Acquisition de l'Association des Amis de la bibliothèque du PNM
  • Edition originale.- Front.:planche gravée sur bois qui représente des instruments agricoles
  • Traité d'agronomie qui sera réédité jusqu'en 1811. Le marquis de Turbilly (1717-1776) avait hérité en 1737 d'un vaste domaine agricole en Anjou, qu'il s'employa à mettre en valeur, sur l'exemple anglais de la "ferme-modèle" qui commençait à exercer ses attraits sur les propriétaires fonciers "éclairés" de la seconde moitié du siècle. En effet, il chercha à l'améliorer par des défrichements et des drainages et en fit une propriété modèle. Il mentionne aussi plusieurs innovations : achat de taureaux reproducteurs et de moutons flandrins, création d'un haras, introduction de cultures nouvelles comme le chanvre et le lin, et même fondation d'un prix d'agriculture pour les paysans. La seconde partie est plus économique : moyens pour encourager propriétaires et fermiers à défricher les terres incultes du royaume (moyens fiscaux, sociaux, administratifs). Le livre connut un grand succès. L'action de Turbilly eut valeur d'exemple et son rôle ne se limita pas à l'Anjou. Ami et conseiller du ministre Bertin, il inspira la circulaire aux intendants du 22 Août 1760, les invitant à créer des sociétés d'agriculture. Il fut également à l'origine de l'arrêt du conseil du 16 Avril 1761, en faveur des défrichements. INED, 4356.
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