Thèse

La communication dans la vie quotidienne des personnes aphasiques après un accident vasculaire cérébral [Texte imprimé] / par Tiphaine Lagadec Barthelemy ; directeur de thèse, Monsieur le Professeur Jean-Michel Mazaux

  • La communication dans la vie quotidienne des personnes aphasiques après un accident vasculaire cérébral [Texte imprimé] / par Tiphaine Lagadec Barthelemy ; directeur de thèse, Monsieur le Professeur Jean-Michel Mazaux
  • [S.l.] : [s.n.], 2010
  • 1 vol. (220 f.) : ill. ; 30 cm
  • Communication impairment in daily living in stroke patients with aphasia eng
  • Version électronique disponible au format pdf (BCSSA)
  • Bibliogr. 139 réf. Annexes
  • Thèse d'exercice Médecine. Médecine physique et de réadaptation 2010 Bordeaux 2
  • Les compétences de communication des personnes aphasiques après un AVC, avec leur environnement, sont mal connues et doivent être prises en compte pour le choix des objectifs de rééducation et l'évaluation des résultats. Un PHRC du CHU de Bordeaux, a pour but de documenter les conditions de communication dans la vie quotidienne des personnes aphasiques à un an de l'AVC, afin d'orienter les axes prioritaires de la rééducation. Les objectifs secondaires consistent à déterminer les relations entre la gravité de l'aphasie et celle du trouble de communication et d'étudier les facteurs pronostiques. METHODE : Il s'agit d'une étude de suivi de cohorte pluricentrique régionale. Un bilan initial recueillait des variables démographiques, des variables décrivant la lésion, les déficiences et incapacités (Score Neurologique d'Orgogozo, Index de Barthel, Score de Gravité du BDAE, troubles phasiques). A un an de l'AVC, un bilan réalisé à domicile relevait ces mêmes variables complétées de l'ECVB et du score ADRS. RESULTATS : L'étude a été réalisée sur 100 patients aphasiques, âgés de 65,1 ans. A l'inclusion, 62 % sont aphasiques sévères, 17 % modérés et 21 % légers. A 1 an, on retrouve 24 % d'aphasiques graves, et 64 % d'aphasiques légers. 25 % ont un score ADRS supérieur à 9/32. L'ECVB total est de 64+/-32. Ils sont principalement gênés pour l'initiation de la conversation, les sujets abstraits, la prise de parole avec des inconnus, le téléphone, la gestion des moyens de paiement et des papiers administratifs et enfin les sorties. L'ECVB n'est pas corrélé à l'âge, au sexe, l'habitat; le niveau d'étude, l'activité, la profession, au lieu d'habitation, au statut marital, la proximité avec la famille et le score ADRS. Il est corrélé à la gravité des déficiences et incapacités initiales (score d'Orgogozo, Index de Barthel et Score de Gravité BDAE) et à un an. DISCUSSION : La sévérité initiale des déficiences neurologiques, de l'incapacité fonctionnelle et de l'aphasie influence la communication à 1 an, comme dans d'autres études. L'état dépressif n'influencerait pas l'efficience de la communication mais il manque des données sur leur qualité de vie, traitées dans une étude ultérieure. CONCLUSION : La rééducation doit être axée dès le départ sur toutes les déficiences aphasiques pour améliorer la compétence communicative.
Lien copié.
Build V.5.2.2 - 2ecb916194 (29/04/2026 07:35:08)