Article
En Hongrie, l'élection de tous les dangers [[periodique]] / Charlotte Lalanne
Titre(s)
- En Hongrie, l'élection de tous les dangers [[periodique]] / Charlotte Lalanne
Ensemble
- Express (L') 3900
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 02/04/26
Description matérielle
- pp.14-21
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 8
Résumé ou extrait
- Viktor Orban affronte un scrutin décisif le 12 avril en Hongrie, avec la possibilité d'une première défaite électorale depuis 2010. Au pouvoir depuis seize ans sans interruption, le chef du Fidesz concentre sa campagne sur Volodymyr Zelensky, présenté comme l'allié de son rival Peter Magyar, leader du parti Tisza. Cette stratégie de bouc émissaire vise à détourner l'attention d'un bilan marqué par la corruption, l'affaiblissement de l'Etat de droit, la mainmise sur les institutions et le gel de 18 milliards d'euros de fonds européens. Les sondages agrégés par Politico donnent Tisza à 51 % contre 39 % pour le Fidesz.L'enjeu dépasse la politique intérieure hongroise. Orban, théoricien de la « démocratie illibérale », est devenu un appui politique pour Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping. Bruxelles redoute la poursuite de ses vétos, notamment contre l'aide à l'Ukraine, alors qu'il a bloqué le 19 mars un prêt européen de 90 milliards d'euros. La Hongrie a pourtant reçu 56 milliards d'euros de fonds européens entre 2004 et 2024, mais une partie de cet argent a nourri des projets controversés et un système de pouvoir qualifié de « capitalisme des copains ».Le reportage à Debrecen illustre l'usure du modèle Orban. Dans cette ville de 200 000 habitants, bastion du Fidesz, le parti a perdu 12 points aux municipales de 2024 et n'a devancé Tisza que de 2 000 voix aux européennes. Le pari industriel d'Orban sur les batteries y cristallise les critiques : 24 milliards d'euros d'investissements étrangers ont déjà afflué vers cette filière, tandis que le chinois CATL prévoit 7,3 milliards d'euros pour une méga-usine, au prix de fortes inquiétudes sur l'eau, l'énergie, la pollution et l'arrivée de main-d'oeuvre étrangère.Le dossier met aussi en lumière une ingérence russe jugée sans précédent. Selon le journaliste d'investigation Szabolcs Panyi, trois agents du GRU auraient été envoyés en Hongrie pour influencer la campagne sur les réseaux sociaux. En toile de fond, le récit nationaliste d'Orban continue d'exploiter les traumatismes historiques hongrois, notamment le traité de Trianon....
Sujet - Nom de personne
Sujet - Collectivité
Sujet - Nom commun
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