Thèse
Camps de travail sous Vichy : les "Groupes de travailleurs étrangers" (GTE), France et Afrique du Nord 1940-1944 / Peter Gaida
Type de contenu
- Texte
Type de médiation
- sans médiation
Type de support
- Volume
Titre(s)
- Camps de travail sous Vichy : les "Groupes de travailleurs étrangers" (GTE), France et Afrique du Nord 1940-1944 / Peter Gaida
Auteur(s)
Publication
- Paris : Les Indes savantes, DL 2023
Description matérielle
- 1 volume (389 pages) : illustrations, cartes, graphiques, couverture illustrée ; 24 cm
Collection
- [La boutique de l'histoire]
ISBN
- 978-2-84654-638-6
- 2-84654-638-X
EAN
- 9782846546386
Appartient à la collection
- La Boutique de l'histoire 2119-8667
Classification décimale Dewey
- 940
- 944.081
Note sur les bibliographies et les index
- Bibliographie pages 373-[378]. Notes bibliogr. Sources en fin d'ouvrage
Note de thèses et écrits académiques
- Texte remanié de Thèse de doctorat Histoire Paris 1 et Brême 2008
Résumé ou extrait
- Durant les « années noires », la France et ses colonies d'Afrique du Nord se couvrent de nombreux camps de travail, pour des chômeurs français, des soldats « coloniaux » et des réfugiés étrangers, tous gérés par un nouveau « Commissariat à la lutte contre le chômage » créé par le régime de Vichy. Des milliers d'étrangers - dont 30 000 Espagnols réfugiés politiques de la Guerre d'Espagne - sont incorporés par le régime de Vichy dans de nombreux « Groupes de travailleurs étrangers » (GTE) et forcés de travailler dans l'agriculture et dans l'industrie de la zone dite « libre ». Cette « xénophobie d'État » trouve son prolongement en Afrique française du Nord où plusieurs milliers de réfugiés étrangers et de communistes français déportés de la métropole sont également regroupés dans des GTE afin de réaliser un vieux rêve colonial : un chemin de fer à travers le désert, le « Transsaharien ». Dans le cadre de la Collaboration d'État, le régime de Vichy « livre » également 40000 réfugiés espagnols à l'Organisation Todt (OT) qui construit pour l'armée allemande sur le littoral français cinq bases sous-marines et 8000 bunkers du « Mur de l'Atlantique ».Dans une centaine de camps de travail peu connus, l'Organisation Todt emploie des milliers de travailleurs forcés français, espagnols, russes, « coloniaux » et juifs. Les camps les plus durs de l'OT sont ouverts dans les îles de la Manche où 800 travailleurs forcés trouvent la mort. Avec environ 10 000 « guérilléros », les réfugiés espagnols évadés des GTE sont le plus important groupe d'étrangers dans la Résistance. Cette étude, basée sur de nombreuses archives, retrace pour la première fois cette histoire d'une « France des camps de travail ».
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