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Inflexions numéro 46. S'engager

  • Inflexions numéro 46. S'engager
  • : Armée de Terre, 1 JAN 2021
  • 218 p. ; 24 cm
  • Inflexions
  • Don
  • Éditorial - Jean-Luc Cotard. Dossier. « Me voici » - Haïm Korsia. Lorsque, dans la Bible, Dieu invite un individu à l’action, la réponse est toujours : Hinéni, « Me voici ». C’est une forme d’engagement absolu, total, qui mobilise tout l’être. C’est s’investir pour les autres, être un homme debout, un guerrier capable de secouer l’apathie du monde. Pédagogie équestre - Emmanuel Chanudet. Qu’est-ce que l’engagement quand on est soldat et cavalier ? À la lumière de son expérience de formateur des futurs moniteurs équestres militaires, l’adjudant-chef Chanudet explique comment il dresse puis utilise l’« outil » cheval dans un objectif spécifiquement opérationnel. Confiance, progressivité, compréhension. Pourquoi s’engager dans l’armée de terre en 2021 - Rémi Seigle. Le contexte d’une société où l’épanouissement personnel est porté aux nues semble peu compatible avec l’accomplissement d’une vocation au service de la collectivité. Qu’est-ce qui conduit alors autant de jeunes à rejoindre une institution, l’armée de terre, potentiellement perçue comme décalée ? Le serment de Caton - Jean Assier-Andrieu. Tout soldat débute son passage sous les armes par un acte solennel : la signature d’un contrat qui le place sous l’empire d’un régime particulier du droit commun. Mais au-delà des modalités pratiques, l’engagement militaire ne touche-t-il pas aussi au sacré ? Quelques exemples historiques permettant de déceler ce double caractère en Occident et particulièrement en France. Aux limites du recrutement - Aurélie Eon, Coralie Mennessier. Pour les volontaires à l’engagement, le passage devant un psychiatre militaire peut se solder par une déclaration d’inaptitude. Il ne s’agit pas que de sujets présentant des troubles psychiques. L’expertise est plus complexe, car elle doit à la fois prendre en compte le potentiel de l’individu et la capacité de l’institution militaire à l’accueillir. GIGN : s’engager pour la vie - Manuel Géa. La devise du GIGN est « S’engager pour la vie ». Quelle que soit la mission, ses membres doivent donc être préparés à l’éventualité de la mort. Comment traduire cela en termes d’engagement ? Comment savoir que les hommes et les femmes que l’on y recrute seront capables de risquer leur vie pour en sauver d’autres ? « Les gens engagés sont passionnants » - Julie Cros-Bousquet. Julie Cros-Bousquet a intégré l’armée de terre comme officier sous contrat spécialiste de communication alors qu’elle ne connaissait rien au monde militaire. Elle confie ici ce qu’elle a appris auprès des soldats qu’elle a côtoyés, en particulier sur ce qu’est l’engagement. Promesse et engagement chez Paul Ricœur - Pierre-Olivier Monteil. Selon Paul Ricœur, l’engagement s’enracine dans l’approbation du fait d’exister. Intervenant en réplique au fait d’être né, il tend à prolonger l’élan de vie et à prendre soin de l’être ou du bien menacé. La promesse est l’éthique de telles initiatives. Plutôt qu’à une idée de soi, elle est fidélité à autrui. Elle s’appuie sur la forme qui, dans une culture donnée, lui attribue valeur d’engagement. La pratique du serment au Moyen-Age - Corinne Leveleux-Teixera. Sous l’influence de la littérature épique et de la culture féodale, la pratique médiévale du serment est souvent présentée comme une sorte d’archétype de l’engagement absolu et du dévouement chevaleresque. La réalité historique est plus complexe. Une décision personnelle pour servir une ambition collective - Daniel Menaouine. En 2018, le général Daniel Menaouine s’est vu confier une mission d’étude sur la mise en œuvre du projet de service national universel. Il revient ici sur cette expérience, et comment il a essayé de comprendre les aspirations et les raisons de l’engagement des jeunes Français d’aujourd’hui. Notamment à l’aune de son parcours personnel. Moral et fidélisation - Paul Sanzey. Attentive à cultiver l’« esprit guerrier » pour se préparer aux opérations, l’armée de terre ne délaisse pas pour autant le moral de ses soldats. Elle s’attache donc à comprendre les motivations des différentes catégories de personnel. Il s’agit non seulement de commander avec humanité et justesse, mais aussi de garantir le maintien de la compétence et de l’expérience. Famille et service militaire volontaire - Marc Boileau. La famille est au cœur de l’engagement au SMV. La famille de sang, qui accepte de se retirer puis de se réjouir du chemin parcouru. La famille de transition, qui accompagne le passage dans la vie d’adulte, celle des cadres militaires. Enfin la nouvelle famille, celle qui se construit pas à pas, celle des camarades de stage, des nouveaux collègues. Les familles aussi - Jean-Marie Bockel. Le 25 novembre 2019, Pierre-Emmanuel Bockel mourait pour la France au Mali. Son père, Jean-Marie Bockel, affirme ici sa conviction que l’engagement de la famille joue un rôle important sinon déterminant dans la démarche d’engagement de chacun de ses membres, quel que soit celui-ci. Un témoignage nourri d’exemples personnels. Le sillon de l’engagement - Laëtitia Saint-Paul. Députée de la 4e circonscription du Maine-et-Loire depuis 2017, Laetitia Saint-Paul est aussi saint-cyrienne. « Le » premier militaire d’active élu depuis 1918, la première femme militaire à l’Assemblée nationale. Pour Inflexions, elle revient sur les raisons de ses engagements, leur complémentarité, leur évidence. Dans un seul but : l’intérêt général. Adolphe Messimy - Christophe Robinne. Saint-cyrien, breveté de l’École supérieure de guerre à vingt-sept ans et promis à un brillant avenir, Adolphe Messimy démissionne de l’institution militaire en 1899, ne pouvant supporter l’attitude et les mensonges du haut commandement au cours de l’affaire Dreyfus. Il s’engage alors en politique. Il sera député, plusieurs fois ministre et enfin sénateur. L’intellectuel engagé - Jean-Pierre Rioux. Au XXe siècle, l’« intellectuel engagé » a été un produit national célèbre dans le monde entier. Son acte de naissance est bien daté, porté par Georges Clemenceau et Maurice Barrès à la suite du « J’accuse ! » d’Émile Zola. Mais qu’en est-il au XXIe siècle ? S’engager, jusqu’où ? - Céline Schillinger. Peut-on parler de sur engagement ? Existe-t-il des limites à ne pas franchir ? L’expérience du burn out invite à la réflexion. À l’heure où l’engagement citoyen et professionnel semble être une réponse à de nombreux défis contemporains, il s’agit d’une interrogation urgente et nécessaire sur les pratiques de commandement et de leadership. Pour l’Europe - Nathalie de Kaniv. La construction de l’Union européenne a débuté par des engagements économiques. Mais qu’en est-il de celui plus profond, celui qui touche la vie et la mort ? Comment faire converger engagements national et européen ? Cela peut sembler abstrait. Pourtant, dans l’histoire, ce fut concret. Et c’est en Europe centrale et orientale que ces paroles ont pris chair, car l’appartenance à l’Europe y fut gage d’indépendance, de prospérité et de modernité. « Venez, nous en sortirons » - Martin Steffens. Relevant de la praxis, de l’agir, l’engagement doit se passer des garanties qu’apporterait la science. On s’engage sans savoir si ce que l’on tente est réalisable ni s’il se révèlera profitable. L’engagement nous condamne ainsi à une triple confiance (en son pressentiment, en l’ordre du monde, en ceux qui suivront), qui, parce qu’elle est difficile et audacieuse, explique les formes de sa crise actuelle. Pour nourrir le débat. Les origines de la débâcle de 1870 - Gabriel Garrote. Comprendre la défaite de 1870 requiert d’embrasser à la fois le politique, le social et le militaire, d’une part, la technique et la doctrine, la tactique et la stratégie, l’organisation et l’instruction militaires, d’autre part. Comptes rendus de lecture. Synthèses des lectures. Translation of the summary in english. Biographies.
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