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Évaluation de l’impact des maladies transmises par les tiques dans l’armée française / Miary Razafinimanana ; sous la direction du Pr Cécile Ficko

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  • Évaluation de l’impact des maladies transmises par les tiques dans l’armée française / Miary Razafinimanana ; sous la direction du Pr Cécile Ficko
  • 2021
  • Impact assessment of tick-borne diseases in the French armed Forces: an observational descriptive epidemiological study and survey eng
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  • Bibliogr. f. 45-50 (84 réf.)
  • Thèse d’exercice Médecine Université de Lorraine 2021
  • Les objectifs de notre étude étaient d’estimer l’impact des maladies transmises par les tiques sur les Forces armées françaises, sur l’activité clinique des médecins militaires, et d’évaluer leurs connaissances et leurs pratiques des différentes mesures de prévention. Ce travail est la combinaison d’une étude épidémiologique observationnelle descriptive (données de la surveillance épidémiologique des armées [Séa], du programme de médicalisation des systèmes d'information [PMSI] des Hôpitaux d’instructions des armées [HIA], et du système national de données de santé [SNDS]) avec une évaluation des pratiques professionnelles à travers un questionnaire adressé aux médecins militaires. Dans l’optique d’une vision exhaustive, les maladies transmises par les tiques étudiées dans ce travail comprennent la fièvre Q, qui malgré sa transmission aéroportée majoritaire reste transmissible par piqûre de tique et tient une place importante dans la veille sanitaire au sein des armées. Entre 2015 et 2019, 113 hospitalisations de militaires en activité ont été enregistrées via le SNDS et 41 patients militaires et civils ont été hospitalisés pour maladies transmises par les tiques dans un HIA (48,5% de maladie de Lyme et 34,2% de fièvre Q et 17,3% d’autres maladies transmises par les tiques). Cinquante-six cas de Fièvre Q ont été déclarés à la Séa entre 2010 et 2020. Les taux d’incidence des hospitalisations de militaires pour maladies transmises par les tiques étaient stables entre 2016 et 2019, avec un taux d’incidence annuelle peu élevé de 7,75 cas pour 100 000 personne-années. D’avril à juin 2021, sur 48 médecins spécialistes interrogés, le taux de répondants était de 41,7%, soit n=20 (11 internistes, 8 infectiologues et 1 rhumatologue). Sur 875 médecins généralistes interrogés, le taux de répondants était de 22,8% (n=200). Quarante-six pourcents des médecins spécialistes militaires et trente-trois pourcents des médecins généralistes militaires ont déjà été confrontés au moins une fois à un cas de maladies transmises par les tiques. Les pathologies auxquelles étaient le plus confrontés les médecins militaires étaient la surinfection locale de piqûre de tique, la maladie de Lyme et la Fièvre Q. Ils ont souligné l’existence de difficultés durant la prise en charge de ces pathologies (manque de connaissance, présentation clinique aspécifique, etc.), ont déclaré avoir un rôle actif dans leur prévention (51 % des médecins généralistes informent les soldats sur les mesures de prévention de ces maladies et 77% des médecins généralistes ont été prescripteurs de la vaccination contre l’encéphalite à tiques), et ont pu faire part de leur souhait de bénéficier de formations spécifiques dans le domaine des maladies transmises par les tiques. Même si le risque de maladies transmises par les tiques semble contrôlé dans notre étude, la menace que représente leur expansion actuelle ne doit pas être sous-estimée. La maîtrise de ce risque devra reposer sur une meilleure connaissance de l’épidémiologie dans le contexte militaire, la consolidation et l’évaluation des mesures de prévention actuellement en place et le renforcement de l’expertise collective des médecins militaires dans ce domaine par la formation des praticiens.
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